samedi 27 juin 2015

Lecture: Deux secondes de trop


C'est la première fois que je participe au mois anglais, et je dois avouer que j'aime vraiment le concept! Ca me permet de découvrir des auteurs que je n'aurais probablement jamais lus, grâce aux conseils de tous les autres participants.
Rachel Joyce faisait partie des lectures que j'ai vu sur les récapitulatifs, comme celui de Cryssilda, et ensuite j'adapte en fonction de ce que je trouve à la bibliothèque: même si ils n'ont pas les romans conseillés, ça me permet de tenter ma chance sur d'autres de leurs ouvrages. C'est ce qui s'est passé cette fois-ci.

Résumé: En 1972, deux secondes furent ajoutées au temps pour compenser le mouvement de rotation de la terre. Deux secondes. Cela semble insignifiant. 
Mais pas pour le jeune Byron Hemming fasciné par ce phénomène. Il scrute en vain le cadran de sa montre, en attente de ce moment magique où les aiguilles reculeront de deux secondes. Alors que sa mère le conduit à l'école, il croit que ce moment arrive enfin, le crie à sa mère. Et c'est l'accident... aux innombrables conséquences.
Intimement persuadés que les deux secondes supplémentaires sont responsables de ce jour funeste qui a changé sa vie, Byron et James, son meilleur ami, enquêtent pour découvrir ce qui s'est véritablement produit. Mais cette enquête risque de bouleverser encore plus leur destin...

Deux récits se mêlent dans ce roman, l'histoire de Byron, et celle de Jim. On alterne au fil des chapitres ces deux récits, qui finissent par se mêler. J'ai trouvé très touchant le personnage de Byron, ce garçon qui cherche à protéger sa mère et sa soeur, mais qui est malgré tout à l'origine de la succession d'évènements qui vont bouleverser sa vie et sa famille, et cela à cause de 2 secondes de trop! C'est d'ailleurs déroutant, cet enfant qui prend soin de sa mère, qui s'inquiète de ce qu'elle fait, et qui cherche à lui épargner les soucis. Sa mère, elle aussi, est très surprenante: femme au foyer parfaite, son mari n'est là que le week-end, mais l'appelle deux fois par jour pour vérifier ce qu'elle fait, qui elle voit, il contrôle ses vêtements...mais on découvre que sous le vernis se cache une femme malheureuse, qui joue un rôle, et qui a dû laisser derrière elle son passé pour de fondre dans le moule que lui impose son mari.
L'histoire est presque invraisemblable, un enchaînement de petits faits qui conduit à la catastrophe, mais qui de l'extérieur semblent si évidents. Les ficelles sont presque trop grosses, le chantage exercé par Beverly suite à l'accident n'est pas réaliste, ou alors il aurait fallu creuser le passé de Diana pour mieux comprendre ce qui a conditionné son comportement et ses réactions.

En parallèle, il y a Jim, cet homme bourré de tocs, dont on comprend qu'il a passé une bonne partie de sa vie en hôpital psychiatrique, sans vraiment comprendre comment il y est arrivé. Lui aussi est attachant à sa façon, on souffre pour lui qui semble tellement inadapté dans la vie.

C'est finalement triste, cette famille presque parfaite qui à cause de deux secondes de trop, va voir son destin basculer irrémédiablement, ou cet homme qui pense qu'à cause de lui des accidents arrivent en permanence. Et même si la fin permet de dénouer certains fils de l'histoire, je reste sur une impression de tristesse que je n'attendais pas.
Peut-être aussi suis-je un peu restée sur ma faim à propos de Diana, de son histoire, de ce qui a motivé ses actes.

C'est donc une lecture en demi-teinte, lecture agréable, roman bien mené, avec l'articulation des deux récits qui finissent par se compléter, mais une impression d'inachevée qui laisse un peu insatisfait.

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 Nouvelle participation au mois anglais.

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