jeudi 15 février 2018

Lecture: L'écliptique


Presque 2 mois sans écrire ici, et pourtant je lis toujours, mais je n'ai plus le temps / le courage / l'envie de chroniquer mes lectures. Même si dans ces lectures il y en a qui mériteraient vraiment de l'être.
Et puis il y a aussi le doute, parce qu'en relisant certains posts je prends conscience que je suis loin d'être une bonne critique littéraire, que ma plume est loin d'être jolie, et qu'il y a bien des blogs plus sympas à suivre (et non, je ne cherche pas de compliments, je suis réaliste sur ce coup :-().
Cela dit, il y a eu dans mes dernières lectures des découvertes que j'ai envie de vous faire partager, en voilà une (qui commence à dater, mais je me lance quand même).

Comme j'avais beaucoup aimé "Le complexe d'Eden Bellwether", je n'ai pas hésité à emprunter son deuxième roman quand je l'ai vu sur le présentoir de la bilbiothèque.

Résumé: 1972, sur l'île de Heybeliada au large d'Istanbul, le refuge de Portmantle accueille des artistes en burn-out. Knell, talentueuse peintre écossaise, y vit depuis une dizaine d'années quand son quotidien est chamboulé par l'arrivée de Fullerton, un nouveau venu instable, qu'elle retrouve bientôt noyé dans sa baignoire. Cet événement l'oblige à considérer d'un œil différent ce refuge régi par des lois singulières. Elle replongera aussi dans sa jeunesse en Ecosse et dans ses années de formation dans le Londres des sixties."

Ce roman nous parle de la création artistique, et en particulier pour la peinture, même si au travers des résidents de Portmantle on aborde aussi la création littéraire ou architecturale. Ce thème de la création artistique se décline quant à lui en plusieurs volets: 
- la naissance d'un artiste, passage d'une création pour soi à une création pour les autres
- comment sont liées l'inspiration, la création, et la vie de ces artistes.
- la création dans la durée, ou comment se renouveler quand on a connu un grand succès
- comment sont liées l'inspiration, la création, et la vie de ces artistes.

Création dans la durée d'abord: les résidents de Portmantle ont un point commun: ils sont connus, ont réalisé des oeuvres ou créations qui ont connu du succès, mais sont arrivés à un point de blocage, feuille blanche ou toile blanche. Dans ce cadre isolé où on les dépouille de leur identité, qui leur garantit un certain anonymat et une certaine tranquillité, on leur offre les conditions pour "remettre en marche" leur créativité. D'une certaine façon ce changement d'identité leur offre aussi un nouveau départ, une façon de laisser derrière soi ce qui a déjà été fait pour se relancer, sorte de renaissance à la création.

Cette vie tranquille que mène Knell, l'héroïne du roman, est bouleversée par l'arrivée d'un jeune homme étrange, qui va la ramener dans son passé, nous permettant de comprendre ce qui a conduit cette femme dans cette retraite isolée.

Knell (en réalité Elspeth) se découvre une passion pour la peinture dans la cour de son immeuble, elle va ensuite entrer dans une école de peinture, d'où elle ne sortira pas diplômée, n'ayant pas su convaincre de son talent. Encouragée par un de ses professeurs, elle va malgré tout continuer dans cette voie, en devenant l'assistante d'un peintre connu. Grâce à une de ses peintures aperçue par hasard par un agent artistique, elle va pouvoir exposer dans une galerie, et accéder à la notoriété.

Mais toute médaille a un revers, et le fait de travailler pour une galerie va brider la créativité de notre jeune peintre: il faut maintenant peindre pour vendre, et ce qui se vend n'est pas forcément ce qu'elle a dans le ventre, ce qu'elle voudrait transmettre. Il faut aussi produire, s'engager sur des dates, des tableaux, faire de la représentation... Knell/Elspeth perd son âme, perd le goût de la peinture, au point presque d'en perdre la raison. On souffre avec Elspeth de ce qui écorche son âme, de cette douleur à ne pas réussir, de cette peur qui l'habite et qu'elle n'arrive pas à évacuer. Elle frôle la folie tandis que d'autres sombreront dans l'alcool, tant le conflit intérieur qu'ils vivent est intense.

Je n'en dirai pas plus sur le fond pour ne pas spoiler ce roman déroutant, dont la fin m'a totalement surprise et déstabilisée....

Sur la forme par contre, j'ai encore été emportée par la plume de Benjamin Wood. Il a réussi à me faire visualiser les peintures d'Elspeth, à m'emmener me promener dans Portmantle avec elle, son écriture stimule sans difficulté mon imaginaire pour me faire entrer dans l'univers qu'il crée.

Petit bémol, il y a des longueurs, des passages où j'ai perdu un peu le fil, mais cela reste une belle lecture qui confirme l'impression que m'avait laissé son premier roman.

mardi 19 décembre 2017

Lecture: La part des flammes



J'avais commencé ce billet début novembre, après avoir profité de la semaine de vacances au soleil pour les 40 ans de Mr Souris pour enfin lire ce roman découvert chez Bianca. Et puis j'ai de nouveau lâché mon clavier, et je n'ai pas terminé cette chronique. Elle risque d'être un peu décousue car cela fait maintenant plus d'un mois, et que mes idées sont moins claires ;-)

Résumé: Mai 1897. Pendant trois jours le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers la charismatique duchesse d'Alençon. Au mépris du qu'en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l'assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d'Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles. Dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, la bonté de Sophie d'Alençon leur permettra-t-elle d'échapper au scandale? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l'incendie du Bazar de la Charité.

Ce roman s'appuie sur un fait historique, l'incendie du Bazar de la Charité, qui causa la mort de plus de 12 personnes, dont entre autres la Duchesse d'Alençon. Cependant, l'objet du livre n'est pas cet incendie en lui-même, mais les conséquences de cet événement sur la population, et plus particulièrement sur le destin de 3 femmes liées par leur présence au même comptoir en ce jour fatal.

Trois femmes: Violaine de Raezal, jeune veuve qui tente de garantir sa place dans la bonne société maintenant qu'elle ne bénéficie plus de la protection de son mari; Constance d'Estingel, qui vient de rompre ses fiançailles, tiraillée entre sa foi et le désir qu'elle ressent pour celui qui voulait l'épouser; Sophie d'Alençon enfin, trait d'union entre ces 2 femmes, qui les accueille toutes les deux à son comptoir, femme de coeur au service des autres, qui dissimule bien les tourments qui l'agitent.
Ces trois femmes cherchent leur place, chacune à leur manière, dans cette société où les apparences sont primordiales, où les femmes doivent être irréprochables, tenir leur rang et leur maison, ne pas prêter le flanc aux rumeurs, mais aussi se montrer charitables, s'associer à des œuvres....

Trois femmes à trois âges de la vie, à trois stades de la vie d'une femme, mais toutes trois soumises à la pression sociale qui ne les laisse pas libres de leurs choix: Constance hésite entre vocation religieuse et vie de couple, mais elle est soumise à l'influence d'une part de la mère supérieure qui a assuré son éducation et veut la ramener vers une vie de prière, et d'autre part de sa mère qui veut la voir enfin se marier et assumer son rang en société. Violaine essaye d'effacer sa mauvaise réputation conformément à ce que souhaitait son mari, en se battant à la fois contre les femmes bien-pensantes de la haute société, mais aussi contre les enfants de son mari qui n'ont jamais accepté qu'elle l'ait épousé par amour. Sophie enfin, celle qui semble tout avoir, et dont on découvre la face cachée tout au long du roman, filigrane qui sert de lien et d'inspiration pour les autres héroïnes de l'histoire.

L'incendie va tout faire basculer, et d'une certaine façon offrir à ces femmes l'occasion de gagner leur liberté dans ce monde qui leur en laisse si peu.

Si ce roman fait la part belle en particulier à ces trois femmes, il nous dépeint aussi la société de l'époque, les femmes "objet" qui n'ont de valeur pour leur mari que par leur beauté, les luttes d'influence des courants politiques, la futilité d'un milieu qui règle ses comptes en duel sans en comprendre les véritables enjeux,les amours interdits et l'homosexualité qui ne peut être affichée, une société où les femmes peuvent être internées et maltraitées parce qu'elles ne pensent pas ou n'agissent pas comme les autres. De quoi nous faire apprécier la liberté dont nous bénéficions aujourd'hui, qui nous paraît évidente mais qui fut si dure à gagner.

Beaucoup de points positifs à ce roman, et il m'a pourtant laissé un goût d'inachevé, peut-être la façon dont il se termine, mais que je ne décrirai pas ici pour ne pas gâcher la lecture à ceux qui se laisseront tenter par cette belle oeuvre! L'écriture de Gaëlle Nohant nous emporte dans cet incendie, mêlant faits historiques et fiction de telle manière qu'on ne distingue plus le faux du vrai.

vendredi 15 décembre 2017

Toucher le fond


Je ne sais pas si c'est le lieu pour ça, je ne sais pas si cet article à pour vocation à être définitif ou provisoire, peut-être même ne sera t'il jamais lu, mais j'ai besoin de sortir ce qui me ronge, parce que c'est devenu trop lourd à porter.

Rien de grave, pas d'inquiétude, mais c'est justement ça le problème: je suis devenue tellement angoissée que la moindre petite anicroche devient une montagne impossible à gravir. C'est vrai pour le boulot, c'est vrai pour ma vie perso, et c'est en particulier particulièrement exacerbé pour mes enfants.
Depuis leur naissance, j'ai perdu tout sens de la mesure (en tout cas le peu que j'avais), je suis incapable de relativiser, de ne pas imaginer le pire. Moi qui fut capable de remonter ma mère quand elle a eu son cancer, certaine qu'elle y survivrait, j'ai définitivement oublié comment faire pour ne pas sombrer dans la spirale destructrice de l'angoisse et du stress, celle du négativisme qui fait que tout ce qui peut arriver est noir et catastrophique.

L'an dernier, avec l'accident de mon père, j'ai navigué sur le fil du rasoir, tentant au mieux de rassurer ma mère avant de m'effondrer à la maison, mais cette épreuve a laissé des traces, et je ne peux voir le nom de ma mère s'afficher à des horaires intempestifs sans présager du pire.

Tant que mon angoisse ne concernait que moi, c'était encore tenable. Mais depuis quelques années ma fille montre des signes de puberté précoce, finalement non confirmée, mais chaque nouveau symptôme me plongeait dans un tourbillon de stress. Et loin d'être calmée par les discours rassurants du médecin, je n'écoute des résultats que ce qui conforte mes angoisses au lieu de les apaiser. Ma crainte (totalement stupide, je m'excuse par avance si ça en choque certains) est qu'elle reste petite: elle a toujours été dans les grandes, toujours en haut de sa courbe, mais malgré le démarrage de sa puberté elle ne grandit pas, n'a pas de pic de croissance. Tant qu'elle n'était pas réglée, pas de souci m'a t'on dit....sauf qu'hier soir elle a eu des pertes. Règles ou pas règles, là est la question, a priori cela n'aurait rien à voir (à confirmer ce soir), mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que ça m'a complètement fait disjoncter, et que ma fille a fini en pleurs en me disant qu'elle ne voulait pas être "petite et obèse".
J'ai pris en pleine face ce que mon mari me répète à longueur de journée: c'est moi qui stresse mes enfants, qui leur donne des angoisses qui n'ont pas lieu d'être. Je pense qu'à force ils vont devenir complètement fous et mal dans leur peau à cause de moi, alors que je devrais être leur rempart, les aider à accepter ce qu'ils sont et à s'aimer comme ils sont.
Peut-être que comme je ne m'accepte finalement pas si bien, je n'arrive pas à jouer le rôle qui m'est imparti, mais je ne sais plus comment faire.

A mon angoisse sur leur santé, leur avenir s'ajoute donc l'angoisse de les traumatiser à vie, de faire de leur vie future un enfer où tout leur paraîtra hostile et difficile, parce que c'est ce que je leur aurais transmis.

J'ai pris conscience de ça (aidée par mes parents qui m'ont bien secouée), pris le taureau par les cornes, et je vais rendre visite au psy qui m'avait aidé lors de mon passage en PMA, pour essayer d'enfin remonter, et surtout pour donner à mes enfants la mère qu'ils méritent, pour leur donner de l'amour et de la confiance au lieu de ne leur montrer que le noir de la vie.

Je ne sais pas si je vais y arriver, mais je leur dois bien ça, pour qu'ils n'aient plus une mère nocive mais un appui pour grandir.

J'ai honte, je sais qu'on peut penser que je ne mérite pas mes enfants, tant d'articles publiés sur l'éducation bienveillante me renvoient à mes failles, à ce que je devrais être, me disent que je détruis mes enfants en me détruisant. J'essaye de faire de mon mieux, mais ça ne suffit pas, ça ne suffit plus, alors j'espère de tout coeur trouver l'aide pour enfin m'en sortir...

vendredi 29 septembre 2017

Lecture: La petite boulangerie du bout du monde


C'est encore chez Bianca que j'ai déniché ce roman "feel-good" parfait pour une rentrée sur les chapeaux de roues qui ne laisse pas beaucoup de temps libre!

Résumé: Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu'un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro? Seule dans une boutique laissée à l'abandon, Polly se consacre à son plaisir favori: préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues - avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands - en petits bonheurs partagés, ce qui n'était qu'un break semble annoncer le début d'une nouvelle vie....

Une héroïne sympathique qui décide courageusement de refaire sa vie dans un coin perdu, des personnages attachants, une histoire qui finit bien, tous les ingrédients d'un bon roman feelgood sont là, et il faut le reconnaître, ça marche. Tout ça sur fond de boulangerie, avec tous les pains possibles et inimaginables, on sent presque la bonne odeur du pain tout chaud qui sort du four tout au long des pages (là encore, ce n'est pas une lecture recommandée pour qui fait un régime, on a envie de se précipiter à la boulangerie du coin!).

Cette île où débarque Polly vit au rythme de la mer, qui au gré des marées coupe l'accès à l'île, qui fait vivre les hommes partant à la pêche, et qui a tout pouvoir sur eux. Même si c'est juste un "ressort dramatique" de l'histoire (il faut bien des rebondissements et un peu de tristesse, pour qu'ensuite tout s'améliore), le roman aborde le sujet de la vie des pêcheurs, de la perte des marins en mer, du deuil si difficile à faire pour les familles de ceux dont la mer à gardé les corps!

En plus d'être une lecture agréable et détendante, ce livre m'a donné envie d'aller découvrir cette île coupée du monde, d'aller sentir les embruns de cette terre du bout du monde!

A lire sans modération!

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Nouvelle participation à "A year in England"

mercredi 20 septembre 2017

Lecture: La maison de soie

Fan de Sherlock Holmes sous toutes ses formes, romans, BD, séries ou film, je n'ai pas résisté à l'appel de cette nouvelle aventure du célèbre détective que j'ai découvert grâce à Bianca.

Résumé: Un an après la mort de Sherlock Holmes, le docteur Watson entreprend de consigner l'une des enquêtes les plus noires qu'il a menées avec les célèbre détective. Londres, novembre 1890. Edmund Carstairs, marchant d'art, craint pour sa vie. Faute de preuve, Homes ne peut qu'attendre. Le lendemain, ce n'est pourtant pas d'un meurtre, mais d'un vol dont Carstairs est la victime. Holmes l'avait prévu. Ce qu'il ne pouvait imaginer, en revanche, c'est qu'en confiant à Ross, l'un des Irréguliers de Baker Street, la charge de monter la garde, il l'envoyait en fait à la mort. Avec ce crime horrible, c'est ce que Londres a de plus sordide qui se révèle aux deux enquêteurs. La partie reprend. Et cette fois, Holmes et Watson n'en sortiront peut-être pas indemnes.

C'est sous la plume d'Anthony Horowitz que réapparaît le célèbre duo, mais on retrouve dans ce roman tout ce qui est caractéristique de ces deux personnages: le côté cynique de Sherlock, ses déductions pointues et toujours impressionnantes, le gentil docteur Watson, toujours inquiet pour son ami, les relations entre Sherlock et la police...
Cette enquête est cependant plus sombre que les récits de Conan Doyle, on touche plus à l'humain, et aux problèmes de société de l'époque, j'y ai retrouvé un peu de l'ambiance des aventures de Charlotte et Thomas Pitt (j'en ai beaucoup lu pendant les vacances, ce qui doit un peu influencer mes lectures).

En réalité, il n'y a pas une mais deux enquêtes qui s'entremêlent, l'une dans le milieu de l'art, et l'autre dans les bas-fonds de Londres, et si la première est la plus "classique" des deux, qui se rapproche le plus des aventures originales de Holmes, la deuxième est la plus poignante, et elle révèle une facette de la personnalité du détective qu'on ne voit que peu: son humanité. Loin de l'homme froid et égocentrique qu'il pourrait parfois sembler être, on découvre un homme touché par les conséquences de ses actes, et le sort réservé à ces enfants qui ont le malheur de ne pas naître au bon endroit dans le bon milieu! Cela va le conduire à braver les recommandations de son frère qui l'exhorte à mettre un terme à son enquête, pour trouver le responsable de la mort de Ross, dont il se sent coupable. Il va mettre sa vie en péril pour aller au bout de sa quête, se retrouvant en prison à la merci de ses opposants, au point que même Moriarty, qu'on découvre brièvement très loin de l'image qu'on pourrait en avoir, se sent obligé de lui venir en aide! Il est presque sympathique, même si il reconnait lui même diriger un véritable réseau de malfaiteurs, considérant que ceux à qui s'attaque Holmes méritent de disparaître (sorte de conscience morale même chez les méchants).

Les deux enquêtes sont bien menées, on est tenu en haleine jusqu'au bout, et je n'ai pas vu venir les dénouements.
Une très belle découverte qui me donne envie de lire le second tome écrit par Horowitz qui signe là une très belle suite à l'oeuvre de Conan Doyle.

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Participation à "A year in England"

mardi 5 septembre 2017

Lecture: bilan des vacances

Les vacances sont terminées, les enfants ont repris le chemin de l'école et nous celui du travail, après 3 belles semaines en famille.

Au programme, on a profité de la piscine, de la mer, des balades à la montagne, et surtout j'ai trouvé cette année le temps de lire!

Pas vraiment de grande littérature, beaucoup de romans policiers et de chick litt, de quoi se détendre et totalement déconnecter.

Voilà en image le bilan de mes 3 semaines de lecture, avec un bref avis (je ne pense pas que j'aurai le courage de chroniquer ces livres...). Certains de ces romans pourraient rentrer dans le cadre du challenge du mois anglais, je les repère avec un petit drapeau ;-)

Au rayon des policiers:

 Anne Perry: Série Charlotte et Thomas Pitt  


 

Ces 5 romans sont à l"image des précédents que j'avais lu, je continue à découvrir avec grand plaisir les aventures de ces 2 héros particulièrement attachants.


Jussi Adler Olsen: Les enquêtes du Département V

 

La suite de la série des enquêtes du Département V. Là encore, je n'ai pas été déçue par ma lecture, l'équipe de choc toujours au niveau, et on découvre de plus en plus de choses sur le passé des héros, ce qui donne envie de découvrir la suite!

Deborah Crombie: Série Duncan Kincaid / Gemma James


 
 J'ai lu 2 tomes des enquêtes de Duncan Kincaid et Gemma James (tomes 4 et 6). Je vous avais parlé du premier  ici, et je pense avoir lu le 2ème mais je ne me souviens ni de quand ni de où (....). Les enquêtes se lisent indépendamment même si la relation entre Duncan et Gemma sert de fil rouge à la série. Cela dit on arrive à comprendre même en "sautant" des épisodes. Ces romans sont plaisants, faciles à lire, parfaits pour les vacances!

Alex Lake: Après Anna 

Anna disparaît à la sortie de l'école, avant d'être rendue indemne à ses parents une semaine après. Mais loin de s'arrêter au retour de sa fille, le cauchemar continue pour sa mère! Roman bien mené, on se laisse emporter dans l'histoire dont on veut absolument connaître le fin mot!


Lisa Gardner: Le saut de l'Ange

Un accident de voiture, une femme amnésique qui cherche sa fille disparue....mais qui d'après son mari n'aurait jamais existé.... Très bon roman qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. Il m'a donné envie de découvrir les autres enquêtes de Wyatt Foster et Tessa Leoni. Là encore, on peut lire le roman sans avoir lu les autres, même si des références y sont faites.

Joy Fielding: Sans nouvelles de toi


Quinze ans après la disparition de sa fille, Carole reçoit l'appel d'une jeune fille qui pense être sa fille disparue. Alternance entre le récit de la soirée funeste où l'enfant a disparu, et les événements présents qui découle de ce coup de fil, ce roman nous emmène jusqu'au dénouement de cette disparition, démêlant les fils du passé pour le lecteur comme pour les personnages, jusqu'à la fin que je n'ai pas vu venir! Je ne sais pas si ce roman est vraiment un policier au sens propre du terme, mais on peut dire d'une certaine façon que c'est une enquête dans l'intimité des personnages pour arriver à trouver la clé du mystère.


Au rayon "lecture feel good", "chick-litt", "lecture de plage":
Cette catégorie un peu "fourre-tout" regroupe les livres qui font du bien, ceux qui sont parfaits pour un moment de détente sans prise de tête .... mes chouchous des vacances et des creux de moral!

Virginie Grimaldi: Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie


J'avais beaucoup aimé les 2 précédents romans de Virginie Grimaldi, je n'ai pas été déçue non plus par son dernier opus. Je ne sais pas si on peut vraiment parler de roman feel good, ce n'est pas tout rose, tout ne finit pas toujours bien, mais c'est un roman qui donne envie de croire en la vie! On passe du rire aux larmes, on entre dans l'intimité de ce couple déchiré à travers les souvenirs qu'ils échangent, dans l'intimité de la famille, les relations parents/enfants, les relations de fratrie..... Non-dits, jalousie, apparences..., ce roman peut faire résonner en chacun d'entre nous une part de sa vie, même toute petite, on y plonge avec plaisir jusqu'à la dernière ligne!

Marc Lévy: La dernière des Stanfield


Je vous l'ai déjà dit, je suis une inconditionnelle de Marc Lévy depuis  "Si c'était vrai", même si certains de ses romans m'ont plus plu que d'autres.... Cet opus est dans la même veine que les précédents, il se lit facilement, on a un peu de mystère, un peu de romance, on est tenus en haleine jusqu'au bout, c'est un roman parfait pour la plage!

Guillaume Musso: Un appartement à Paris

Comme Marc Lévy, Guillaume Musso est un auteur qui nous entraîne au fil de ses romans dans des intrigues mêlant du mystère, des drames, de la romance..... Ce roman, comme ses précédents, se lit facilement, on ne le lâche pas, là encore, une lecture parfaite pour la plage.

Jojo Moyes: Sous le même toit

J'avais beaucoup aimé "Avant toi", du même auteur, et si ce roman m'a un peu moins plu, il aborde avec beaucoup de sensibilité les conséquences pour une famille de la perte d'un mari, la reconstruction d'un foyer, les choix d'une femme tiraillée entre sa passion et ses enfants... C'est parfois un peu tiré par les cheveux, mais c'est encore une fois une lecture qui donne envie de voir le positif, de croire que tout peu s'arranger, et parfois ça fait vraiment du bien!

Nicolas Barreau: Un soir à Paris


Une jolie histoire d'amour sur fond de cinéma, dans la Ville Lumière. Du romantisme, le grand amour, des vieux films, que demander de plus pour voir la vie en technicolor ;-)

Annie Darling: La petite librairie des cœurs brisés

Véritable roman chick-litt pour le coup: une héroïne qui hérite d'une vieille librairie à remettre en état, en ayant sur le dos le sublime mais très pénible petit-fils de la défunte, la fin n'était pas difficile à deviner! Pas de prise de tête, mais ça fait du bien!!!!!

Sarah Vaughan: La meilleure d'entre nous

Je vous invite à aller lire la chronique de Bianca qui m'a donné envie de lire ce roman. Je ne l'ai pas regretté, un grand merci pour le conseil! Une lecture à dévorer, sauf si vous entamez un régime!

Sarah McCoy: Un parfum d'encre et de liberté
1859 - 2014: 2 destins de femmes à 150 ans d'écart, une jeune femme dans une famille abolitionniste en pleine guerre de Sécession, et une jeune femme moderne, qui tente de combler le vide laissé par l'absence d'enfant dans son foyer en s'occupant de sa nouvelle maison...
Une belle histoire à découvrir avec plaisir!

Sarah Maeght: C'est où le Nord


Je n'ai pas du tout aimé ce roman, je ne m'apesantis pas dessus (ma mère m'avait prévenue...)


Au rayon "Autres":

Tracy Chevalier: A l'orée du verger


J'aime beaucoup Tracy Chevalier, mais je n'ai pas vraiment accroché avec ce roman, peut-être parce qu'il est plus basé sur un héros masculin, ou parce que l'univers décrit me parlait moins, mais c'est une petite déception malgré l'écriture toujours très agréable de l'auteur.

Renato Baretic: Le huitième envoyé


Sur le papier ce roman avait tout pour être séduisant, mais entre le dialecte incompréhensible, l'histoire un peu décousue, les personnages étranges, je suis passée à côté de cette lecture. Si vous l'avez lu et avez un autre avis je suis preneuse :-(

Ian Mc Ewan: Dans une coque de noix

Avec McEwan je ne sais jamais sur quel pied danser, et ce qui va m'attendre dans ses romans! Il nous livre ici une histoire racontée par un bébé in utero, qui vit la séparation de ses parents, et le projet d'assassinat de son père par sa mère. L'idée est bonne, mais cela semble tellement peu réaliste que j'ai eu du mal à accrocher. Du coup je suis passée un peu à côté de cette lecture même si on se laisse prendre à l'histoire et qu'on veut nous aussi savoir ce qui va se passer. Là encore, je suis preneuse de vos avis!

Voilà pour le bilan de mes lectures de vacances!

Bonne reprise à tous!!!!!

mardi 8 août 2017

Lecture: Au fond de l'eau

 
J'avais apprécié la lecture du précédent roman de Paula Hawkins, "La fille du train", et la critique d'Eva m'a donné envie de lire le suivant, que j'ai eu la chance de dégotter à la bibliothèque le week-end dernier!

Résumé: Une semaine avant sa mort, Nel a appelé sa sœur, Julia. Qui n’a pas voulu lui répondre. Alors que le corps de Nel vient d’être retrouvé dans la rivière qui traverse Beckford, leur ville natale, Julia est effrayée à l’idée de revenir sur les lieux de son enfance. De quoi a-t-elle le plus peur ? D’affronter le prétendu suicide de sa sœur ? De s’occuper de Lena, sa nièce de quinze ans, qu’elle ne connaît pas ? Ou de faire face à un passé qu’elle a toujours fui ? Plus que tout encore, c’est peut-être la rivière qui la terrifie, ces eaux à la fois enchanteresses et mortelles, où, depuis toujours, les tragédies se succèdent.

Point très positif de ce roman, Paula Hawkins nous plonge totalement dans l'atmosphère pesante qui entoure ses personnages et son histoire: tous ont des secrets qui leur pèsent, et telles des poupées russes ces secrets émergent l'un après l'autre au fil du récit. L'alternance des narrateurs ajoute à cette atmosphère, nous perdant dans la subjectivité des points de vue pour nous tenir en haleine jusqu'à la révélation finale, à la toute fin du roman.
Secrets de famille, mensonges, lieu chargé d'histoire, tout est là pour garantir le suspense, et je n'ai lâché le roman qu'une fois terminé!

Cette multiplication des histoires qui s'enchevêtrent est pour moi à la fois un point fort de ce roman, car il maintient la tension pour le lecteur, un peu à la façon d'un Broadchurch où chaque secret pourrait mener à la résolution de l'énigme, mais aussi un point faible à mon sens car j'ai eu l'impression qu'on restait à la surface à chaque fois, en particulier pour le final, et qu'il me manquait des explications (mais je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher la lecture de celles et ceux qui ne l'ont pas encore lu).

Si l'ambiance est parfaitement rendue, j'ai trouvé dommage que l'histoire du "Bassin des noyées" n'ait qu'un rôle de toile de fond, de décor pour l'ambiance, et pas plus de place dans le récit.

Malgré ces petits bémols, une lecture prenante qui confirme la première impression laissée par cet auteur!

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Première participation à "A year in England 2017"