mercredi 28 juin 2017

Lecture: Ma vie (pas si) parfaite



Que serait un mois anglais sans check-litt, et en particulier sans Sophie Kinsella qui m'a accompagnée sur les 2 précédents! Je n'avais pas envie de lire encore un épisode de la saga de l'"Accro du shopping" (un peu lassant à force), mais la critique lue chez Eva de ce nouvel opus de la romancière m'a donné envie de le lire.

Résumé: À Londres et dans le Somerset, de nos jours. Sorties culturelles, soirées animées, restos branchés, job de rêve dans une grande agence de pub, d’après ses comptes Facebook et Instagram, Katie, 26 ans, vit la vie géniale des it-girls de Londres. En réalité, elle loue une fortune une chambre minuscule dans une coloc à presque deux heures du centre, vit sur un budget tellement serré qu’elle doit parfois choisir entre un repas et un « mokaccino » hors de prix et travaille pour une boss cauchemardesque. Et quand cette dernière décide de la virer sous un prétexte pour le moins léger, Katie n’a d’autre choix que de rentrer chez son père dans le Somerset. Mais pas question de se laisser abattre. Londres ne veut pas d’elle ? Katie va trouver un moyen de faire venir Londres à elle et de faire de la ferme familiale l’endroit le plus hype de tout le Royaume-Uni. Tellement hype qu’il pourrait bien attirer les hipsters de la capitale et avec eux, de vieilles connaissances… 

Rien à dire, ce roman tient ses promesses de lecture feel-good: l'héroïne est attachante, elle a d'abord de nombreux ennuis avant que la chance tourne et qu'elle ait enfin la vie presque parfaite qu'elle mérite...
Je dois avouer que vu les péripéties familiales de ces derniers jours, c'était exactement ce qu'il me fallait pour me détendre, et pouvoir lire sans me prendre la tête.

Mais il y a quand même dans ce roman quelques pistes de réflexions, et en particulier la différence entre ce que l'on est et ce que l'on montre de soi, ainsi que sur la (mauvaise) influence des réseaux sociaux sur notre vie. J'ai déjà vu fleurir des discussions sur la toile à propos de ces images parfaites qu'on trouve sur Instagram, sur les blogs ou Facebook, montrant des intérieurs parfaits, des enfants parfaits, des vacances parfaites.... A rendre jalouse n'importe quelle mère débordée dont l'intérieur ressemble plus à un bazar sans nom, qui ne rêve que d'un peu de temps sans ses petits monstres.... Autant vous dire que je suis plus proche de la version "ma vie pas si parfaite" finalement créé par Katie, et que je ne risque pas de vous faire partager une version idyllique de mon home sweet home, ou de mes créations culinaires, mais plutôt mes tentatives de pâtisserie ou de couture par exemple ;-)

Le roman aborde aussi les relations parents/enfants: on a la relation de Katie et de son père, qui l'a élevée seul, basée sur un amour extrêmement fort, mais du coup de la part de Katie la peur de décevoir son père, l'incompréhension sur le choix de vie....; d'un autre côté, la relation de Demeter et de ses enfants, très largement influencée par la culpabilité de cette mère qui travaille et tente de compenser son manque de présence auprès de ses enfants, ou encore la relation d'Alex et de son père, l'homme qui a réussi, mais qui au final n'a pas de lien avec son fils.... Là encore les familles parfaites n'existent pas, même si elles le paraissent, et il ne faut pas se fier aux apparences!

Je vous rassure, toutes ces réflexions ne sont peut-être que le fruit de mon imagination délirante, et pas du tout une volonté de l'auteur (ce que je me disais d'ailleurs à chaque fois que je faisais un commentaire de texte en français, et qu'on tentait de faire dire au texte plein de choses que l'auteur n'avait peut-être même pas envisagé), et le principal de ce roman est qu'il est parfait pour un bon moment de détente sans prise de tête, je vous le recommande sans hésiter pour votre sac de plage!

****************************
Participation au mois anglais 2017

samedi 24 juin 2017

Lecture: Meurtres en copropriété

Je ne sais plus si j'avais repéré ce roman dans un challenge du mois anglais ou de "the english year", toujours est-il que j'ai profité de cette nouvelle édition du mois anglais pour découvrir un nouvel auteur de roman policier!

Résumé: Quoi de plus paisible que le Yorkshire en automne ? C'est ce que s'imagine le superintendant Duncan Kincaid, fraîchement promu et déjà surchargé de travail.
Et donc, quand son neveu lui propose de profiter d'une semaine dans une résidence en copropriété, il accepte ; pensant se reposer et lire quelques bons livres. Alors qu'il vient de faire la connaissance de ceux que le hasard a réunis dans la maison pour quelques jours, Duncan découvre le corps de Sebastian, le sous-directeur de l'établissement, flottant dans la piscine du manoir. Penny MacKenzie, une vieille demoiselle écossaise, a vu quelque chose qui a peut-être un rapport avec la mort de Sebastian. Mais elle souffre de la maladie d'Alzheimer et, prudente, hésite à faire part de ses soupçons. On la retrouve sur le court de tennis, le crâne défoncé. Puis c'est Hannah Alcock, une scientifique, qui est victime d'une tentative de meurtre. Quelqu'un l'a poussée dans l'escalier. L'enquête de la police locale piétine : le superintendant prend alors la direction des opérations et appelle à la rescousse sa jeune collaboratrice, Gemma James.

Premier roman de Deborah Crombie, et première enquête de Duncan Kincaid et Gemma James, j'ai apprécié cette nouvelle paire d'enquêteurs, même si j'attends de voir sur la suite comment les deux héros vont évoluer par rapport à ce qu'on découvre dans le premier épisode.

Au démarrage du roman j'ai d'abord cru que Kincaid était un vieux routier de la police, je trouve que c'est qui transparaît de la mise en place du roman. Et pourtant c'est un jeune prodige de la police londonienne, étoile montante à l'évolution très rapide. Et visiblement bien fait de sa personne si l'on en croit les réactions de toutes les femmes gravitant autour de lui! Son duo avec Gemma me fait un peu penser au duo Lynley/Havers d'Elizabeth George, même si pourtant Kincaid n'a rien d'un aristocrate, que Gemma est une jeune mère divorcée, donc aucun point commun qui pourrait expliquer cette impression.

Au niveau de l'enquête, l'intrigue est bien menée, je n'ai pas vu venir le dénouement, mais par contre je n'ai pas bien compris ce qu'apportait à l'histoire l'intérêt porté par Kincaid à la médecin du coin (peut-être que c'est une ouverture pour les romans suivants, à voir). 
Premier roman concluant, un policier facile à lire, bien mené, j'attends de découvrir la suite pour voir si la suite des aventures de Duncan et Gemma sera à la hauteur de ce premier épisode!

**********************************************
Participation à la lecture commune "Polar " dans le cadre du mois anglais 2017

lundi 19 juin 2017

Lecture: La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry


Ce roman faisait partie de ceux que j'avais repéré lors du mois anglais 2015, mais à l'époque je ne l'avais pas trouvé à la bibliothèque, j'avais à la place emprunté "Deux secondes de trop", du même auteur.
Deux ans plus tard, j'ai enfin pu découvrir ce roman qui m'avait bien tenté!

Résumé: Ce matin-là, lorsqu'Harold Fry quitte son appartement pour aller poster une lettre, fermant la porte sur son épouse qui passe l'aspirateur, il est loin de se douter que cette promenade deviendra une traversée de l'Angleterre. Sans boussole ni carte, sans téléphone ni chaussures de marche, il fait le premier pas. La seule chose qu'il sait c'est qu'il doit absolument continuer. Pour sauver une vie. Jeune retraité à la vie bien rangée, malmené par une épouse exaspérante dans ses paroles et ses gestes, Harold Fry reçoit un matin une lettre d'une vieille amie perdue de vue depuis longtemps qui lui annonce sa mort prochaine. Un courrier auquel il s'empresse de répondre. Une réponse qu'il s'empresse d'aller porter à la boîte aux lettres la plus proche, une impulsion qui lui dicte d'aller jusqu'à la prochaine... Harold sort de la ville, animé par l'intuition qu'il doit remettre cette lettre en main propre à son amie. Et que, tant qu'il marchera, elle vivra. Poussé par cette conviction indéfectible, Harold entame alors une véritable pélerinage à travers le pays. L'occasion pour lui de réfléchir sur sa vie, ses regrets, son avenir.

Je ne sais pas pourquoi, ce roman m'a un peu fait penser à "Forrest Gump". Pourtant il n'y a absolument rien de commun entre les 2, mais mon subconscient m'a mis ces images dans la tête, peut-être ai-je ramené la marche de Harold à la course de Forrest.

Harold est un retraité à la vie monotone, il cohabite avec sa femme mais ils ne partagent plus rien, et quand il reçoit la lettre d'une ancienne collègue, son destin bascule. En tenue de ville et chaussures bateau, après une discussion avec une jeune femme dans une station service, il décide d'aller en marchant retrouver Queenie, pour la maintenir en vie. Démarche utopique, mais il va s'accrocher, tenir le coup, et cette marche va lui permettre de réfléchir sur sa vie, sur ce qu'il fait, en bien ou en mal, et s'éloigner de sa femme va finalement le conduire à la retrouver.
Cet éloignement, très mal vécu au départ par sa femme, qui se sent abandonnée, va lui permettre à elle aussi de revenir sur ce qui les a séparés, et de retrouver le fondement de leur couple.

Harold laisse derrière lui tout le superflu, il renoue des contacts avec les autres, mais l'effet pervers est qu'il devient une sorte de modèle, au point qu'il perd à la fois son indépendance et d'un certain côté l'objectif qu'il se fixait, en n'osant pas repousser ceux qui le rejoignent pour l'accompagner.

Ce roman nous invite à réfléchir à ce qui est important pour nous, et à l'importance de toujours se battre pour ceux qui nous sont chers. Ne jamais lâcher, toujours y croire, je sais à quel point c'est important, nous l'avons vécu pour ma mère comme pour mon père. Se savoir important pour quelqu'un, savoir que quelqu'un est prêt à repousser les limites pour soi est une aide inestimable, même si parfois on ne peut hélas rien contre le destin.

Harold ne pourra changer le destin de Queenie, mais grâce à cette lettre, il donne une nouvelle orientation à sa vie, rouvrant son coeur à l'autre et à lui même.

Une belle découverte faite grâce au mois anglais!

*************************************
Participation au mois anglais 2017


samedi 17 juin 2017

Lecture: La vie rêvée de Virginia Fly


J'avais repéré ce roman lors de "A year in England", j'ai donc profité de ce nouveau mois anglais pour découvrir enfin Angela Huth.

Résumé: Souvent, debout face à ses élèves ou allongée sur son lit, Virginia Fly a la vision merveilleuse d’une main d’homme caressant son corps, déclenchant un frisson le long de son épine dorsale. Que ferait-elle si un inconnu apparaissait à la fenêtre, pénétrait dans la pièce et la séduisait? Car à trente et un ans, Virginia, toujours vierge, vit sagement chez ses parents, dans la banlieue de Londres. Il y a bien son ami Hans, un professeur mélomane, mais ce n’est pas lui qui assouvira ses fantasmes. Non, celui qu’elle attend, c’est Charlie, son correspondant américain, dont la visite s’annonce enfin après douze années d’échanges épistolaires. Seulement cette arrivée coïncide aussi avec la diffusion d’un reportage télévisé sur Virginia, qui se prend à rêver que, parmi les opportunités tout à coup florissantes, il en est une – peut-être le charmant Ulick Brand? – qui saura combler ses attentes.

Je n'avais pas réalisé avant de rédiger cette chronique que le roman avait été rédigé en 1972 (oui, je sais, je devrais me renseigner avant de commencer un livre, mais sur la liseuse je n'ai pas le réflexe d'aller lire la 4ème de couverture des romans que j'ai décidé de lire....). Cela donne un autre éclairage au roman en le situant dans le temps, et pourtant je l'ai lu avec plaisir sans savoir vraiment à quelle époque il se déroulait.

Virginia Fly, l'héroïne de ce roman, est  une jeune femme de 31 ans, professeur d'art plastique, vivant toujours chez ses parents, et toujours vierge. Même son prénom correspond à son statut, comme une prédestination.... Mais si en apparence Virginia est une jeune femme terne, sans histoire, elle n'en a pas moins des rêves qui surprendraient son entourage, tellement ils sont loin de de qu'elle incarne.
La vie de Virginia bascule avec à la fois sa participation à une émission de télé, dans laquelle son statut de vieille fille vierge est mis en avant, et par l'arrivée de son correspondant américain, Charlie, après des années d'échanges épistolaires. Et la confrontation de ses rêves et de la réalité n'est pas toujours facile.

Virginia est attachante, on la plaint un peu, tellement elle semble naïve, loin de la réalité, et pourtant elle est plus complexe que son apparence ne le montre. Sans vouloir dévoiler le roman, j'ai beaucoup aimé la scène entre Mrs Fly et Mrs Robinson, où Angela se montre bien moins gentille qu'elle n'en a l'air. Les relations entre Virginia et ses parents, les préparatifs du mariage sont finement décrits, de même que la routine de Mrs Robinson, qui elle aussi est loin de ce qu'elle paraît être.

Virginia rêve, mais au final à travers tous ses personnages Angela Huth nous montre le décalage entre les apparences et la réalité, que Virginia amplifie en ajoutant à ce qu'elle voit ce qu'elle voudrait voir arriver. Ce roman est un peu triste, car à force de rêver, Virginia ne trouve pas le bonheur dans la vraie vie, et je ne suis pas sure d'avoir bien compris la fin (ou le message que l'auteur cherche à nous faire passer).

Lecture intéressante, mais qui me laisse un peu sur ma fin, un peu triste pour cette héroïne à qui l'on souhaiterait d'enfin trouver sa place dans le monde réel.

***************************
Ceci est ma participation à la lecture commune "Angela Huth" dans le cadre du mois anglais 2017.

mardi 13 juin 2017

Lecture: Agatha Raisin Tome 3 - Pas de pot pour la jardinière

J'avais découvert Agatha Raisin grâce à un concours organisé pour le mois anglais l'an dernier. Après avoir apprécié le tome 1, et le 2 qui n'a jamais été chroniqué, je profite du retour du mois anglais pour vous parler du tome 3!

Résumé: De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d'une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu'amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s'annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s'incline pas avant d'avoir combattu (quitte à se livrer à l'une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret) ! C'est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n'était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale.

Dans le tome 1 notre citadine débarquait dans un petit village de province pour y couler une retraite bien méritée, et tombait sous le charme de son voisin, major retraité insensible aux attraits de sa voisine.
Dans le tome 3, Agatha se heurte à une nouvelle venue, bien plus féminine et charmante qu'elle...mais qui finit plantée dans un pot de fleurs! Agatha reste fidèle à elle-même, incapable de tirer des leçons de ses erreurs, elle est prête à tout pour s'intégrer et se faire passer pour la parfaite villageoise capable d'avoir le plus beau jardin. Elle cherche à se faire passer pour ce qu'elle n'est pas, mais l'histoire montre qu'elle n'est pas la seule, que les apparences sont parfois trompeuses, et que la gentille n'est pas toujours celle qu'on pense.

Malgré ses défauts, Agatha est attachante, et à son insu trouve sa place dans le village: les villageois tiennent à elle, et si ils ne sont pas dupes de ses tentatives de "tromperie", ils l'acceptent. Mélange de Miss Marple et de Miss Catastrophe, elle nous entraîne à sa suite dans des rebondissements rocambolesques pour notre plus grand plaisir.

Encore une fois cette aventure est bien menée et distrayante, à la hauteur des 2 précédents tomes, à mettre dans ses valises pour les longs week-ends et les vacances!

**********************************
Ceci est ma participation à la lecture commune "Agatha Raisin" dans le cadre du mois anglais 2017!



lundi 12 juin 2017

Lecture: Manderley for ever


Résumé:« La nuit dernière, j'ai rêvé que je retournais à Manderley », cette phrase mythique a transporté des générations de lecteurs. Rebecca ou Les Oiseaux, immortalisés par Alfred Hitchcock, ont enthousiasmé des millions de spectateurs. Mais que sait-on réellement de la vie de Daphné du Maurier ? Tatiana de Rosnay, en admiratrice inconditionnelle, s'est lancée sur ses traces. Sans rien occulter, allant de découvertes en surprises, elle dresse le portrait d'une romancière énigmatique, auteur d'une ouvre sombre souvent dérangeante. Attachée à ses racines françaises, fille d'un père adoré gloire du théâtre londonien, épouse du général Browning, Daphné du Maurier eut en apparence la vie lisse d'une mère de famille. Mais le goût du secret qui caractérise ses romans se reflète dans ses liaisons clandestines dont certaines avec des femmes. Manderley forever raconte une histoire haletante, qui débute à Mayfair, sous le signe de Peter Pan, et s'achève à Kilmarth, la maison du bord de l'océan, après un détour par Menabilly, manoir de Cornouailles, pour lequel Daphné du Maurier nourrissait une passion dévorante.

En général, je ne lis pas de biographie, j'ai un gros a priori à leur sujet, persuadée que raconter la vie d'une personne réelle ne peut qu'être ennuyeuse. Et pourtant j'ai emprunté ce livre de Tatiana de Rosnay, à la fois parce que j'aime beaucoup cet auteur, et aussi parce que Daphné du Maurier est l'un des auteurs qui a bercé mon adolescence, avec "l'Auberge de la Jamaïque", "Rébecca", "Ma cousine Rachel", et dont j'ai découvert avec plaisir d'autres titres "La crique du Français" et "L'amour dans l'âme" grâce au mois anglais et a year in England.

Cette lecture m'a passionnée! Loin de mes a priori, cette biographie se lit comme un roman, tellement on est emporté par la vie de cette femme si loin de ce que j'imaginais.
Peut-être comme bien d'autres avais-je inconsciemment collé une image de petite fille sage à cet auteur qui parlait si bien à mon esprit de jeune fille, et pourtant j'ai découvert une femme passionnée, une femme libre malgré son époque, libre dans ses amours, dans son comportement, dans ses écrits, dans ses tenues....

On est tellement loin d'une jeune fille rangée de bonne famille: elle est d'une lignée de créatifs, d'artistes, côtoyant dès son plus jeune âge le théâtre et la littérature. Ses sœurs ont aussi hérité de cet esprit crétif, même si elles n'atteindront jamais la renommée de Daphné.

Daphné mène sa vie à sa guise, avec au centre de son univers l'écriture: même sa vie de famille doit s'organiser autour de son besoin de création, quitte à laisser son mari vivre loin d'elle, ou d'autres s'occuper de ses enfants. Et que dire de son attachement à Menabilly, ce lieu qui lui fut si cher, et qui servira d'inspiration pour "Rebecca". Daphné est entière, consacrant sa vie à ses passions, sans jamais pourtant abandonner ceux qui lui sont chers.

Concernant  sa bibliographie, je n'avais pas réalisé qu'elle avait autant écrit, tout comme je n'avais pas réalisé qu'elle était si jeune quand elle a écrit ses premiers romans, et en particulier "Rebecca", qui a fait sa gloire et son malheur d'un certain côté, puisqu'il a servi de jauge à l'ensemble de son oeuvre.
J'ai aussi été très intéressée par son rapport avec les adaptations cinématographiques de ses livres, et déçue d'apprendre que les traductions françaises de ses romans sont parfois "tronquées" par rapport à la version originale (même si je n'aurais jamais le courage de les lire en anglais ;-)).

Cette lecture m'a donné envie de me replonger dans les premiers romans que j'avais lus, pour redécouvrir à l'aune de la personnalité de leur auteur ces textes qui m'avaient emportés!

******************************************
Ceci est ma participation à la lecture commune "Daphné du Maurier" dans le cadre du mois anglais 2017


dimanche 11 juin 2017

Lecture: Petits meurtres à Mangle Street



Encore une fois, le mois anglais m'a permis de faire une nouvelle découverte, et c'est sur un conseil de Bianca que je me suis lancée dans cette nouvelle lecture.

Résumé: Londres 1892. Une femme est sauvagement assassinée dans le quartier pauvre de Whitechapel. Désemparée par l'inefficacité de la police, la mère de la victime engage Sidney Grice, le plus célèbre détective privé de Londres. D'une intelligence acérée, pointilleux et exigeant, l'homme est d'une efficacité redoutable. Il pense que le "sexe faible" n'a pas sa place dans un cabinet de détective, mais il fait tout de même appel à March Middleton, une jeune femme excentrique un peu trop portée sur le gin, pour l'assister dans cette affaire. L'irrésistible duo mène l'enquête et découvre que le mystérieux meurtre n'était que le premier d'une sinistre série. Dans un Londres où planent des ombres terrifiantes, le danger rôde à chaque coin de rue...

Je dois avouer que j'ai été un peu surprise par ce duo atypique: March est une jeune femme de 21 ans, qui  vient de perdre son père, et qui se retrouve chez son tuteur qu'elle ne connait pas à Londres. Elle a visiblement vu beaucoup de pays avec son père, elle l'a suivi dans des pays en guerre, mais son passé reste mystérieux, ce qui la rend difficile à cerner.
En face, Sidney, détective "personnel", et non privé, il y tient, désagréable, misogyne, imbu de lui-même, toujours sur de lui et de son jugement. Il est incroyablement strict, refusant chez lui tabac et alcool, traitant fort mal sa domestique, rabaissant les femmes qu'il considère comme n'ayant pas de cerveaux!

Ce duo fonctionne, même si j'ai parfois été un peu perdue dans l'intrigue, certaines transitions sont un peu abruptes. On retrouve un peu le fonctionnement Holmes/Watson, avec le rapport de domination un peu méprisante du détective vis-à-vis de son acolyte. A ce duo s'ajoute un policier, qui a appris à faire confiance aux idées et aux affirmations de Sidney, grâce à qui nombre d'affaires ont été résolues.
Cela dit l'enquête est bien menée, les rebondissements nous entraîne à la suite de March dans des incertitudes sur le coupable, comme elle on s'interroge sur le fonctionnement de Sidney.

Même si j'ai été parfois un peu perdue dans cette lecture, j'aimerais bien découvrir la suite des aventures de ce duo, et surtout en connaître plus sur le passé de March, et le futur qu'il pourrait y avoir!

*************************************
Participation au mois anglais 2017