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jeudi 29 juin 2017

Lecture: Le témoignage du pendu


J'avais lu le premier tome des aventures de Lizzie Martin et Ben Ross l'an dernier pour le mois anglais, il m'avait beaucoup plu, et j'ai donc continué à suivre notre charmant duo d'enquêteur au fil des tomes. 
Pour cette lecture commune du mois anglais 2017, c'est du 5ème tome que je vais vous parler!

Résumé: Un homme destiné à la corde dirait n'importe quoi pour sauver sa vie. Mais que faire si son témoignage était vrai? Lorsque l'inspecteur Ben Ross est appelé à la prison de Newgate par un homme condamné à mort, il ne s'attend pas à accorder le moindre crédit à son témoignage. Mais le récit d'un assassinat dont il a été témoin il y a plus de dix-sept années est si convaincant que Ben ne peut s'empêcher de se demander si ce qu'il a entendu est vrai. S'il n'est trop tard pour sauver la vie de l'homme, peut-il encore enquêter sur un crime passé inaperçu pendant toutes ces années?

On retrouve dans ce roman Lizzie et Ben, qui sont maintenant mariés.
Ben, appelé par un condamné à mort décidé à soulager sa conscience, se retrouve face à un dilemme: faut-il ou non croire l'histoire de cet homme, dit-il la vérité, ou veut-il juste gagner du temps avant son exécution? 
Sans l'autorisation de sa hiérarchie, c'est sa femme qui va tenter de vérifier si le témoignage du pendu est vrai. Accompagnée de Bessie, sa fidèle domestique, et de Wally Slater, le sympathique cocher rencontré dès son arrivée à Londres par Lizzie, elle va tenter de retrouver les lieux évoqués par le condamné. Cette recherche va déclencher des réactions en chaine, permettant de résoudre cette affaire vieille de plus de 15 ans.

En parallèle, Ben est chargé par un homme de retrouver sa femme et sa fille, qui ont disparu de son domicile. Par un étrange hasard, Ben l'a croisé à son retour de la prison, dormant dans la rue, ce qui le pousse à remettre en question les allégations du mari prétendant qu'elles ont été enlevées...

Les intrigues sont bien menées, mais ce roman nous offre aussi une véritable réflexion sur la place de la femme dans la société de cette époque: Lizzie ne pourrait être embauchée par la police, même si à chaque fois elle apporte une aide déterminante aux enquêtes de son mari.
La jeune femme disparue n'avait aucune liberté, son mari la séquestrant presque, l'empêchant de sortir, d'avoir des relations sociales, mais au final malgré ses torts il garde tous les droits sur leur fille...

Encore une fois une lecture sympathique qui nous ouvre des pistes de réflexion au-delà du simple plaisir de l'enquête policière.

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Participation à la lecture commune sur Ann Granger dans le cadre du mois anglais 2017

samedi 24 juin 2017

Lecture: Meurtres en copropriété

Je ne sais plus si j'avais repéré ce roman dans un challenge du mois anglais ou de "the english year", toujours est-il que j'ai profité de cette nouvelle édition du mois anglais pour découvrir un nouvel auteur de roman policier!

Résumé: Quoi de plus paisible que le Yorkshire en automne? C'est ce que s'imagine le superintendant Duncan Kincaid, fraîchement promu et déjà surchargé de travail.
Et donc, quand son neveu lui propose de profiter d'une semaine dans une résidence en copropriété, il accepte; pensant se reposer et lire quelques bons livres. Alors qu'il vient de faire la connaissanve de e que le hasard a réunis dans la maison pour quelques jours, Duncan découvre le corps de Sebastian, le sous-directeur de l'établissement, flottant dans la piscine du manoir. Penny MacKenzie, une vieille demoiselle écossaise, a vu quelque chose qui a peut-être un rapport avec la mort de Sebastian. Mais elle souffre de la maladie d'Alzheimer et, prudente, hésite à faire part de ses soupçons. On la retrouve sur le court de tennis, le crâne défoncé. Puis c'est Hannah Alcock, une scientifique, qui est retrouvée victime d'une tentative de meurtre. Quelqu'un l'a poussée dans l'escalier. L'enquête de la police locale piétine: le superintendant prend alors la direction des opérations et appelle à la rescousse sa jeune collaboratrice, Gemma James.

Premier roman de Deborah Crombie, et première enquête de Duncan Kincaid et Gemma James, j'ai apprécié cette nouvelle paire d'enquêteurs, même si j'attends de voir sur la suite comment les deux héros vont évoluer par rapport à ce qu'on découvre dans le premier épisode.

Au démarrage du roman j'ai d'abord cru que Kincaid était un vieux routier de la police, je trouve que c'est qui transparaît de la mise en place du roman. Et pourtant c'est un jeune prodige de la police londonienne, étoile montante à l'évolution très rapide. Et visiblement bien fait de sa personne si l'on en croit les réactions de toutes les femmes gravitant autour de lui! Son duo avec Gemma me fait un peu penser au duo Lynley/Havers d'Elizabeth George, même si pourtant Kincaid n'a rien d'un aristocrate, que Gemma est une jeune mère divorcée, donc aucun point commun qui pourrait expliquer cette impression.

Au niveau de l'enquête, l'intrigue est bien menée, je n'ai pas vu venir le dénouement, mais par contre je n'ai pas bien compris ce qu'apportait à l'histoire l'intérêt porté par Kincaid à la médecin du coin (peut-être que c'est une ouverture pour les romans suivants, à voir). 
Premier roman concluant, un policier facile à lire, bien mené, j'attends de découvrir la suite pour voir si la suite des aventures de Duncan et Gemma sera à la hauteur de ce premier épisode!

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Participation à la lecture commune "Polar " dans le cadre du mois anglais 2017

samedi 17 juin 2017

Lecture: La vie rêvée de Virginia Fly


J'avais repéré ce roman lors de "A year in England", j'ai donc profité de ce nouveau mois anglais pour découvrir enfin Angela Huth.

Résumé: Souvent, debout face à ses élèves ou allongée sur son lit, Virginia Fly a la vision merveilleuse d’une main d’homme caressant son corps, déclenchant un frisson le long de son épine dorsale. Que ferait-elle si un inconnu apparaissait à la fenêtre, pénétrait dans la pièce et la séduisait? Car à trente et un ans, Virginia, toujours vierge, vit sagement chez ses parents, dans la banlieue de Londres. Il y a bien son ami Hans, un professeur mélomane, mais ce n’est pas lui qui assouvira ses fantasmes. Non, celui qu’elle attend, c’est Charlie, son correspondant américain, dont la visite s’annonce enfin après douze années d’échanges épistolaires. Seulement cette arrivée coïncide aussi avec la diffusion d’un reportage télévisé sur Virginia, qui se prend à rêver que, parmi les opportunités tout à coup florissantes, il en est une – peut-être le charmant Ulick Brand? – qui saura combler ses attentes.

Je n'avais pas réalisé avant de rédiger cette chronique que le roman avait été rédigé en 1972 (oui, je sais, je devrais me renseigner avant de commencer un livre, mais sur la liseuse je n'ai pas le réflexe d'aller lire la 4ème de couverture des romans que j'ai décidé de lire....). Cela donne un autre éclairage au roman en le situant dans le temps, et pourtant je l'ai lu avec plaisir sans savoir vraiment à quelle époque il se déroulait.

Virginia Fly, l'héroïne de ce roman, est  une jeune femme de 31 ans, professeur d'art plastique, vivant toujours chez ses parents, et toujours vierge. Même son prénom correspond à son statut, comme une prédestination.... Mais si en apparence Virginia est une jeune femme terne, sans histoire, elle n'en a pas moins des rêves qui surprendraient son entourage, tellement ils sont loin de de qu'elle incarne.
La vie de Virginia bascule avec à la fois sa participation à une émission de télé, dans laquelle son statut de vieille fille vierge est mis en avant, et par l'arrivée de son correspondant américain, Charlie, après des années d'échanges épistolaires. Et la confrontation de ses rêves et de la réalité n'est pas toujours facile.

Virginia est attachante, on la plaint un peu, tellement elle semble naïve, loin de la réalité, et pourtant elle est plus complexe que son apparence ne le montre. Sans vouloir dévoiler le roman, j'ai beaucoup aimé la scène entre Mrs Fly et Mrs Robinson, où Angela se montre bien moins gentille qu'elle n'en a l'air. Les relations entre Virginia et ses parents, les préparatifs du mariage sont finement décrits, de même que la routine de Mrs Robinson, qui elle aussi est loin de ce qu'elle paraît être.

Virginia rêve, mais au final à travers tous ses personnages Angela Huth nous montre le décalage entre les apparences et la réalité, que Virginia amplifie en ajoutant à ce qu'elle voit ce qu'elle voudrait voir arriver. Ce roman est un peu triste, car à force de rêver, Virginia ne trouve pas le bonheur dans la vraie vie, et je ne suis pas sure d'avoir bien compris la fin (ou le message que l'auteur cherche à nous faire passer).

Lecture intéressante, mais qui me laisse un peu sur ma fin, un peu triste pour cette héroïne à qui l'on souhaiterait d'enfin trouver sa place dans le monde réel.

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Ceci est ma participation à la lecture commune "Angela Huth" dans le cadre du mois anglais 2017.

mardi 13 juin 2017

Lecture: Agatha Raisin Tome 3 - Pas de pot pour la jardinière

J'avais découvert Agatha Raisin grâce à un concours organisé pour le mois anglais l'an dernier. Après avoir apprécié le tome 1, et le 2 qui n'a jamais été chroniqué, je profite du retour du mois anglais pour vous parler du tome 3!

Résumé: De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d'une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu'amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s'annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s'incline  pas avant d'avoir combattu (quitte à se livrer à l'une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret)! C'est alors que la belle Mary est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans une de ses grands pots de fleurs. De toute évidence, Agatha n'était pas la seule à souhaiter la disparition de sa rivale.

Dans le tome 1 notre citadine débarquait dans un petit village de province pour y couler une retraite bien méritée, et tombait sous le charme de son voisin, major retraité insensible aux attraits de sa voisine.
Dans le tome 3, Agatha se heurte à une nouvelle venue, bien plus féminine et charmante qu'elle...mais qui finit plantée dans un pot de fleurs! Agatha reste fidèle à elle-même, incapable de tirer des leçons de ses erreurs, elle est prête à tout pour s'intégrer et se faire passer pour la parfaite villageoise capable d'avoir le plus beau jardin. Elle cherche à se faire passer pour ce qu'elle n'est pas, mais l'histoire montre qu'elle n'est pas la seule, que les apparences sont parfois trompeuses, et que la gentille n'est pas toujours celle qu'on pense.

Malgré ses défauts, Agatha est attachante, et à son insu trouve sa place dans le village: les villageois tiennent à elle, et si ils ne sont pas dupes de ses tentatives de "tromperie", ils l'acceptent. Mélange de Miss Marple et de Miss Catastrophe, elle nous entraîne à sa suite dans des rebondissements rocambolesques pour notre plus grand plaisir.

Encore une fois cette aventure est bien menée et distrayante, à la hauteur des 2 précédents tomes, à mettre dans ses valises pour les longs week-ends et les vacances!

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Ceci est ma participation à la lecture commune "Agatha Raisin" dans le cadre du mois anglais 2017!



lundi 12 juin 2017

Lecture: Manderley for ever


Résumé: "La nuit dernière, j'ai rêvé que je retournais à Manderley", cette phrase mythique a transporté des générations de lecteurs. Rebecca ou Les Oiseaux, immortalisés par Alfred Hitchcock, ont enthousiasmé des millions de spectateurs. Mais que sait-on réellement de la vie de Daphné du Maurier? Tatiana de Rosnay, en admiratrice inconditionnelle, s'est lancée sur ses traces. Sans rien occulter, allant de découvertes en surprises, elle dresse le portrait d'une romancières énigmatique, auteur d'une oeuvre sombre souvent dérangeante. attachée à ses racines françaises, fille d'un père adoré gloire du théâtre londonien, épouse du général Browning, Daphné du Maurier eut en apparence la vie lisse d'une mère de famille. Mais le goût du secret qui caractérise ses romans se reflète dans ses liaisons clandestines dont certaines avec des femmes. Mandeley forever raconte une histoire haletante, qui début à Mayfair, sous le signe de Peter Pan, et s'achève à Kilmarth, la maison du bord de l'océan, après un détour par Menabilly, manoir de Cornouailles, pour lequel Daphné du Maurier nourrissait une passion dévorante.

En général, je ne lis pas de biographie, j'ai un gros a priori à leur sujet, persuadée que raconter la vie d'une personne réelle ne peut qu'être ennuyeuse. Et pourtant j'ai emprunté ce livre de Tatiana de Rosnay, à la fois parce que j'aime beaucoup cet auteur, et aussi parce que Daphné du Maurier est l'un des auteurs qui a bercé mon adolescence, avec "l'Auberge de la Jamaïque", "Rébecca", "Ma cousine Rachel", et dont j'ai découvert avec plaisir d'autres titres "La crique du Français" et "L'amour dans l'âme" grâce au mois anglais et a year in England.

Cette lecture m'a passionnée! Loin de mes a priori, cette biographie se lit comme un roman, tellement on est emporté par la vie de cette femme si loin de ce que j'imaginais.
Peut-être comme bien d'autres avais-je inconsciemment collé une image de petite fille sage à cet auteur qui parlait si bien à mon esprit de jeune fille, et pourtant j'ai découvert une femme passionnée, une femme libre malgré son époque, libre dans ses amours, dans son comportement, dans ses écrits, dans ses tenues....

On est tellement loin d'une jeune fille rangée de bonne famille: elle est d'une lignée de créatifs, d'artistes, côtoyant dès son plus jeune âge le théâtre et la littérature. Ses sœurs ont aussi hérité de cet esprit crétif, même si elles n'atteindront jamais la renommée de Daphné.

Daphné mène sa vie à sa guise, avec au centre de son univers l'écriture: même sa vie de famille doit s'organiser autour de son besoin de création, quitte à laisser son mari vivre loin d'elle, ou d'autres s'occuper de ses enfants. Et que dire de son attachement à Menabilly, ce lieu qui lui fut si cher, et qui servira d'inspiration pour "Rebecca". Daphné est entière, consacrant sa vie à ses passions, sans jamais pourtant abandonner ceux qui lui sont chers.

Concernant  sa bibliographie, je n'avais pas réalisé qu'elle avait autant écrit, tout comme je n'avais pas réalisé qu'elle était si jeune quand elle a écrit ses premiers romans, et en particulier "Rebecca", qui a fait sa gloire et son malheur d'un certain côté, puisqu'il a servi de jauge à l'ensemble de son oeuvre.
J'ai aussi été très intéressée par son rapport avec les adaptations cinématographiques de ses livres, et déçue d'apprendre que les traductions françaises de ses romans sont parfois "tronquées" par rapport à la version originale (même si je n'aurais jamais le courage de les lire en anglais ;-)).

Cette lecture m'a donné envie de me replonger dans les premiers romans que j'avais lus, pour redécouvrir à l'aune de la personnalité de leur auteur ces textes qui m'avaient emportés!

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Ceci est ma participation à la lecture commune "Daphné du Maurier" dans le cadre du mois anglais 2017


vendredi 9 juin 2017

Lecture jeunesse: les enquêtes d'Alfred et Agatha, tomes 3 et 4

Je vous avais déjà parlé ici des Enquêtes d'Alfred et Agatha, que j'avais beaucoup apprécié, de même que Mlle Souricette.

Nous lui avons donc acheté la suite des aventures de ces deux jeunes détectives, qu'elle a dévorés à toute vitesse, comme moi.

Tome 3 - Résumé: Agatha reçoit un mystérieux paquet par la poste avec une lettre de son oncle qui lui recommande de veiller sur ce colis avec interdiction de l'ouvrir. Le lendemain, elle reçoit des instructions: elle doit remettre le précieux paquet à un inconnu. Mais on le lui vole. Avec Alfred, son fidèle complice, ils se lancent à la poursuite de l'homme, à leurs risques et péril.

Dans cet épisode, Alfred et Agatha vont rencontrer Thomas Edison, s'intéresser au cinéma qui se développe, et bien sûr essayer de retrouver la boite mystérieuse déçue par Agatha et qui lui a été dérobée. L'intrigue est bien ficelée, Alfred et Agatha bénéficie dans ce tome de l'aide d'une autre fillette, ce qui crée un peu de jalousie chez Agatha!
On fait aussi la connaissance de son oncle qui lui a offert Snouty Jones, la petite chienne qui participe activement à toutes leurs aventures.


Tome 4 - Résumé: Hercule, le majordome de la famille d'Agatha, est inquiet: sa sœur Emma, une actrice vivant à New York, est tombée mystérieusement malade. Alfred et Agatha décident de l'accompagner à son chevet, aux Etats-Unis. Bientôt, un autre membre de la troupe de théâtre d'Emma semble atteint du même virus. Comme la jeune femme, il a été retrouvé inanimé devant un piano.

Cette fois-ci c'est en Amérique que nos deux jeunes héros vont mener l'enquête. Le roman aborde le voyage transatlantique, la différence de traitement à l'arrivée en fonction du rang social des passages, et  le débarquement à Ellis Island des passagers des niveaux inférieurs, mais on y découvre aussi Groucho, Harpo et Chico Marx, ainsi que Sarah Bernhardt!
Encore une fois Ana Campoy nous emmène dans une intrigue totalement imaginaire, mais parfaitement réaliste, nous plongeant dans l'univers du spectacle, de ses rivalités...

Ces deux tomes ont confirmé la bonne impression que j'avais eu à la lecture des deux premiers. Totalement accessible aux jeunes lecteurs, ces romans policiers adaptés à un jeune public sont à conseiller pour tous les amateurs d'enquêtes!

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Ceci est ma participation à la lecture commune "Albums jeunesse ou littérature jeunesse" pour le mois anglais 2017

lundi 5 juin 2017

Lecture: Le charmant cottage d'Amelia


J'avais noté la recommandation d'Icath en ce démarrage du mois anglais pour "La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane", que je n'ai malheureusement pas trouvé à la bibliothèque, mais j'ai trouvé un autre roman du même auteur que j'ai donc emprunté sans hésitation.

Résumé: Alors qu'elle s'apprête à fêter ses 30 ans, Amelia retrouve dans un tiroir une liste de souhaits qu'elle s'était promis de réaliser. Parmi ces voeux figure en bonne place: "Vivre à la campagne, dans un cottage".... Le quotidien d'Amelia est pourtant bien différent: elle occupe avec son mari Jack un minuscule appartement à Londres, quelques mètres carrés où elle se sent étouffer à petit feu. Bien décidée à concrétiser son rêve, la jeune femme se lance avec enthousiasme à la recherche d'un cottage où s'installer. Limité par un budget serré, le coupe opte finalement pour une vieille bâtisse pleine de charme, mais nécessitant d'être rénovée de fond en comble. Lorsqu'elle pose ses valises dans sa nouvelle demeure, Amelia est loin de se douter de l'ampleur des travaux à mener. Elle ignore aussi combien ce déménagement va bouleverser profondément sa vie familiale et sentimentale. De surprises en rebondissements, le cottage sera-t-il finalement prêt pour Noël?

Je dois encore être conditionnée par les lectures bébé que j'achetais pour mes enfants, mais c'est ce à quoi m'ont fait penser les titres des romans de cet auteur, associant à un objet/lieu un prénom (on dirait la voiture d'Arthur ou le camion de Léon :-)). 

Cela dit bien sûr ce roman n'a rien à voir avec les livres pour bébés auxquels il me fait penser. Comme Icath le dit pour le roman qu'elle a lu, rien de transcendant dans cette lecture, mais un bon roman plein de bons sentiments et pas compliqué à lire, parfait pour la plage ou un vrai moment de détente.

On fait ici la connaissance d'Amelia, jeune londonienne presque trentenaire, professeur de lettres, mariée depuis 2 ans, et qui, après avoir retrouvé une liste de souhaits à réaliser avant ses trente ans, se lance avec son mari dans l'achat d'un cottage dans la campagne anglaise.
Bien sûr rien ne se passe comme prévu, la maison est dans un état catastrophique, et Amelia manque de laisser son couple dans les travaux de rénovation.

Ce roman est facile à lire, mais il aborde quand même des sujets non anodins dans la vie d'un couple: l'achat d'un logement, la rénovation d'une maison et ses conséquences sur le couple, ainsi que le désir d'enfant, et plus particulièrement l'impact que peut avoir le désir de l'un si l'autre n'est pas en accord avec cette envie.
Pas d'illusions à avoir cependant, on n'a pas ici un roman psychologique analysant des thèmes de société, ces sujets servent à l'intrigue de cette histoire sans rentrer dans le détail. Mais ils nous renvoient malgré tout à des problématiques qui sont courantes dans notre société.

J'ai beaucoup aimé la description de ce qu'Amelia projette et fait de cette maison, peut-être parce que je suis totalement incapable de faire ce genre de choses (ce qui nous a conduit à acheter une maison dans laquelle nous nous projetions dans difficultés, avec peu de travaux à faire, et en tout cas pas de grosses modifications). Moi qui adore rêver devant les émissions de déco, je me suis sentie à l'aise dans ce roman. 
Par contre on n'a finalement pas beaucoup d'informations sur l'impact du départ de ce couple londonien vers la campagne, à part la problématique du temps de trajet....

En filigrane, on découvre l'histoire d'Eleanor, l'ancienne propriétaire du fameux cottage, au fil des découvertes que fait Amelia en rénovant la maison. C'est dommage que cette histoire ne soit pas plus développée, elle donne un côté un peu mystérieux et attirant à ce cottage qui n'est pas assez utilisé à mon sens.

Ce roman est parfait pour la plage, pour un moment de lecture sans prise de tête, où tout est bien qui finit bien, et qui donne envie d'aller investir dans un petit village anglais!


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Participation à la lecture commune "Campagne Anglaise" dans le cadre du mois anglais 2017 

mardi 30 juin 2015

Lecture: Le docteur Thorne

Je ne connaissais pas du tout Anthony Trollope, grâce à la lecture commune proposée pour le mois anglais, c'est une lacune réparée.

Pour faire connaissance avec cet auteur, j'ai choisi "Le docteur Thorne" (enfin c'était le seul disponible à la bibliothèque....).

Résumé:"Le docteur Thorne, célibataire endurci, a recueilli chez lui sa nièce Mary, orpheline, qui est devenue une belle jeune fille. Il souffre de la voir mise à l’écart par la bonne société du village, du fait qu’elle est de naissance obscure et sans fortune. Elle ne saurait épouser celui qu’elle aime, Frank Gresham, un jeune héritier désargenté qui l’aime également, mais dont le devoir est d’épouser « une fortune » pour sauver le domaine familial hypothéqué."

L'histoire est assez "basique", un jeune homme est amoureux d'une jeune femme qu'il ne peut épouser car elle n'a pas de fortune et n'est pas de bonne famille, et il décide de braver sa famille pour rester fidèle à son amour. Pas de quoi écrire 500 pages me direz vous, et pourtant, Trollope de rebondissements en rebondissements nous entraîne au fil des mots au bout de ce roman extrêmement riche.

En toile de fond de cette histoire d'amour, on découvre le fonctionnement de toute la société, l'importance de la naissance, l'impossibilité sociale des mésalliances, le devoir du fils ainé de conserver l'héritage de la famille, mais aussi le fonctionnement du système électoral (et de l'achat de voix, comme quoi la fraude électorale n'est pas une pratique récente ;-))...

Même si Frank et Mary, comme le dit lui-même Trollope, pourraient être les personnages principaux de ce roman au vu du fond de l'histoire, il y a en réalité de nombreux personnages au rôle prépondérant dans ce livre: le père de Frank, homme tiraillé entre sa culpabilité de laisser à son fils des dettes et un avenir incertain et contraint, et la conscience que tout autre choix de son fils que d'être raisonnable conduirait à la ruine familiale; la mère de Frank, aristocrate qui a épousé un roturier, mais reste totalement soumise aux avis de sa famille titrée, au point de gâcher la vie de tous ceux qui l'entourent. Elle a d'ailleurs transmis son sens des convenances et son rattachement à la famille Courcy à sa fille ainée, qui sacrifiera sa vie à ces règles, influencée par sa cousine qui elle n'hésitera pas le jour venu à "oublier" ses principes!
De l'autre côté de l'échiquier social, on trouve la famille Scatcherd, enrichie et annoblie grâce aux affaires, et qui détient entre ses mains le destin de la famille Gresham, sous formes d'hypothèques sur le domaine familial. Le père, maçon à l'origine, et qui n'a jamais perdu sa mauvaise habitude de boire, malgré sa réussite, la mère, devenue "Milady" sans jamais pouvoir réellement endosser ce titre, et enfin le fils, à qui son père a offert toutes les chances pour devenir un véritable gentleman, et pour s'intégrer dans ce monde que la fortune leur ouvre, mais qui va se noyer dans ses démons.
Entre les deux, Mary et Frank d'abord, les amoureux qui malgré les obstacles vont se rester fidèles. Frank refuse de céder à la pression sociale et familiale, et même si il tente de satisfaire ses parents, revient toujours vers Mary. Quant à elle, elle tente de se montrer plus raisonnable, elle est bien plus consciente que Frank des conséquences pour lui de leur amour, mais elle finit par lui céder aussi.

Et bien sûr, le docteur Thorne, lien entre tous les autres protagonistes: oncle de Mary, intermédiaire entre Scatcherd et Gresham, médecin des deux familles, il veut le meilleur pour sa nièce, mais connait mieux que personne les freins à son amour. Il est tiraillé entre son amour pour sa nièce, et sa conscience professionnelle qui lui impose de garder pour lui les secrets qu'il détient.

Tous ces personnages sont très finement décrits, détaillés, permettant de donner du relief et de la profondeur à cette simple histoire d'amour à rebondissements.

J'ai quand même trouvé le roman un peu long, avec parfois des digressions et des retours en arrière qui me perdaient dans la chronologie, rendant parfois une peu plus difficile la lecture. J'ai aussi été un peu surprise par le fait que Trollope s'adresse directement au lecteur au cours de la lecture, pour s'excuser d'un procédé narratif ou d'un retour en arrière, pour faire des commentaires. C'est un peu gênant au début, mais on finit par s'habituer.

Au final, une découverte intéressante, avec un peu de longueur, qui me fait préférer pour ce type de roman "familial et de société" les oeuvres de Jane Austen

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  Ceci est ma participation à la lecture commune consacrée à Anthony Trollope, dans le cadre du mois anglais!



mercredi 24 juin 2015

Lecture: Solaire


De McEwan, j'avais déjà lu "Opération Sweet Tooth", et j'ai vu le film "Reviens-moi", basé sur "Expiation", qui m'avait énormément plu (mais du coup je n'ai pas eu envie de lire le roman, c'est trop triste à mon goût).
Du coup, pour la lecture commune du mois anglais consacrée à cet auteur, j'ai pris un des 2 ouvrages disponible à la bibliothèque, et le hasard (et le résumé) m'a fait choisir "Solaire".

Résumé:"Michael Beard a atteint une cinquantaine plus que mûre. Il est chauve, rondouillard, dénué de toute séduction et, au moral, il ne vaut guère mieux. Mais il a dans le temps obtenu le prix Nobel de physique ; depuis lors il se repose sur ses lauriers et recycle indéfiniment la même conférence, se faisant payer des honoraires exorbitants. En même temps, il soutient sans trop y croire un projet gouvernemental à propos du réchauffement climatique. Quant à sa vie privée, elle aussi laisse à désirer. En coureur de jupons invétéré, Beard voit sa cinquième femme lui échapper. Alors qu'il ne croyait plus se soucier d'elle, le voilà dévoré de jalousie. Bientôt, à la faveur d'un accident, il pense trouver le moyen de surmonter ses ennuis, relancer sa carrière, tout en sauvant la planète d'un désastre climatique. Il va repartir de par le monde, à commencer par le pôle Nord… À travers les mésaventures de ce prédateur narcissique, incapable de se contraindre, Ian McEwan traite des problèmes les plus actuels. Et sur ces sujets très sérieux, il parvient à nous fait rire. Voici peut-être le roman le plus comique, le plus intelligent, le plus narquois de cet auteur, l'un des plus grands en Angleterre aujourd'hui."

J'ai beaucoup moins accroché avec ce roman qu'avec "Opération Sweet Tooth". J'ai beau être scientifique, j'ai été perdue par toutes les références aux théories de la physique quantique, et toutes les références scientifiques qui émaillent le récit. Bien sûr, c'est la toile de fond de l'histoire, mais j'ai trouvé ça trop compliqué à suivre.

D'autre part, il faut reconnaître que Michael Beard est un personnage profondément antipathique. Cerveau brillant (de ce que laissent penser à la fois son Nobel et les quelques allusions à son parcours), il se laisse végéter et profite de la rente de gloire que lui a donné son Nobel jusqu'à ce que le destin lui offre sur un plateau une nouvelle occasion de briller. Il est incapable d'être fidèle, incapable de faire le moindre effort pour prendre soin de lui ou de ce qui l'entoure (au point de vivre dans un taudis), insensible aux autres et à leurs sentiments. Il n'y a que lui qui compte.

Ensuite, j'ai trouvé l'histoire peu vraisemblable: le récit du voyage au pôle Nord, même si il a un côté comique indéniable (bien que les lecteurs masculins doivent frémir en s'imaginant dans la situation de Michael débraguetté et coincé dans le froid....) est à mon avis totalement invraisemblable. Qui irait faire de la motoneige avec un casque fendu, qui s'arrêterait faire une pause technique par 30 degrés sous 0? Bien sûr, c'est à lui qu'arrive tous les ennuis -  matériel volé ou défectueux, moto qui ne redémarre pas quand arrive un ours agressif.... - mais il est toujours sauvé par le destin (ce qui bien sûr dans la vraie vie n'arrive jamais, c'est la reine de la loose qui vous le dit!). 
Pareil pour la mort d'Aldous, élément qui fait basculer la vie de Beard: pourquoi chercher un scénario compliqué, alors que la mort pourrait tout à fait paraître accidentelle, puisqu'il n'a pas touché le jeune homme. Il aurait pu appeler la police en indiquant qu'il venait de rentrer, et de trouver le mort (mais bien sûr, il aurait été suspect), ou alors tout simplement repartir au bureau comme si de rien n'était, et laisser sa femme découvrir le mort décédé tout seul en glissant sur le tapis..... Mais comme par hasard, il a de quoi faire inculper un autre amant de sa femme, et en plus ça marche.....

J'ai quand même été jusqu'au bout du roman, je voulais voir comment McEwan allait clore ce roman, et même si je ne suis pas certaine d'avoir totalement compris la toute dernière phrase du roman, le retour de bâton final a sauvé ma lecture (mais je n'en dirai pas plus, je ne voudrais pas vous gâcher la fin).

Lecture en demi-teinte, c'est la curiosité qui m'a poussée à aller jusqu'au bout, mais ça n'est clairement pas pour moi le meilleur roman de cet auteur

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Ceci est ma participation à la lecture commune sur McEwan, pour le mois anglais.

samedi 13 juin 2015

Lecture: L'amour dans l'âme


Pour la lecture commune consacrée à Daphné du Maurier, je me suis attaquée à son premier roman, "L'amour dans l'âme".

Résumé: Dans le premier roman de Daphné du Maurier, qui parut en France en 1950 sous le titre La Chaîne d’amour, la mer, fascinante et cruelle, occupe une place centrale. Elle lie tous les membres de la famille Coombe, installée à Plyn, un port de la côte sud des Cornouailles ; sur un siècle et quatre générations, se déroule le destin de femmes insoumises et d’hommes sauvages, navigateurs ou charpentiers de marine, qui tous ont le visage tourné vers les flots… Amours, haines, vengeances et trahisons, Daphné du Maurier excelle dans la peinture des passions humaines.

J'avais déjà lu et beaucoup aimé dans ma jeunesse ses classiques "Rebecca", "Ma cousine Rachel" et "l'Auberge de la Jamaïque", tous les trois romans à suspense, qui maintiennent le lecteur en haleine jusqu'au bout.

"L'amour dans l'âme" n'est pas un roman à suspense, pas d'histoire criminelle, pas de mort suspecte ou de passion, mais l'histoire sur 4 générations d'une famille de Cornouailles. Je ne m'attendais pas à ça, compte-tenu de mes lectures précédentes, mais j'ai beaucoup apprécié cette lecture.
Seul "bémol", la rencontre hors du temps de Janet et Joseph, c'est un peu surnaturel et mon esprit rationnel a dû mal à adhérer avec ce type de situation.

Ce roman commence par Janet, jeune fille éprise de la mer, qui doit rester à terre à cause de sa condition de femme. Elle qui ne rêve que de parcourir les océans doit se contenter d'un destin au bord des flots, et d'une vie de marin par procuration le jour où son fils prendra la mer. On s'attache très vite à cette jeune femme qui tente de trouver son bonheur auprès de son mari et de ses enfants, mais qui éprouvera toute sa vie ce regret de ne pas pouvoir vivre son rêve.

La génération suivante est représentée par Joseph, le fils préféré de Janet, celui qui lui ressemble, le marin passionné par la mer, au caractère aussi tumultueux que les flots qu'il parcourt inlassablement. Autant Janet a réussi à tempérer son besoin de liberté, et à s'adapter à ce que la vie lui réservait, autant Joseph se laisse déborder par ses émotions et ses excès, au point d'exclure son fils de sa vie car il ne répond pas à ses attentes, ou de laisser mourir ses proches.

On passe ensuite à Christopher, ce fils banni qui a choisi de tenter sa chance loin de la mer, cette mer qui le rend malade, parce qu'il est persuadé qu'il pourra réussir sa vie à Londres, qu'un meilleur avenir lui sera offert. Mais finalement c'est au bord de la mer qu'il reviendra, apprivoisant cette eau qu'il a fui, jusqu'à en mourir.

La saga se termine avec Jennifer, la fille de Christopher, arrachée par le destin à la côte, mais qui n'aura de cesse que de se rapprocher et de regagner cette terre qui est la sienne.

Dans ce roman, la mer est omniprésente, dans les paysages, dans les métiers des hommes de la famille Coombe, qu'ils soient marins ou qu'ils construisent des navires. C'est elle qui fait le lien entre les personnages, entre les générations, et grâce à l'écriture de Daphné du Maurier, on est plongés nous aussi dans cette atmosphère marine, on marche avec ses personnages le long de cette côte.....

D'autre part, même si quatre personnages sont mis en exergue par l'écriture même du roman, cette sage est celle de toute une famille, avec ses liens entre les différents membres, ses rivalités, voire même la haine parfois, la jalousie, la vengeance, mais aussi l'entraide, l'amour, la solidarité..... Et le "méchant" de l'histoire, parce qu'il y en a un, traverse toutes les époques, seul personnage faisant le lien entre les quatre principaux.

On retrouve aussi dans ce roman la vie et les règles de l'époque, femmes mariées jeunes ou restant vieilles filles pour tenir la maison, règles de vie dans les pensions de famille (ce qui paraît presque surprenant de nos jours, où on ne trouve plus ce type d'endroit "familial" pour loger en permanent), c'est pour moi une chronique d'une époque qui ne vit plus qu'au travers de ces livres qui traversent l'histoire, et qui malgré leurs rides restent toujours un véritable plaisir de lecture.

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ceci est ma participation au mois anglais, lecture commune Daphné du Maurier.

lundi 8 juin 2015

Lecture enfants: Le Club des Cinq et le Trésor de l'île


Je profite de la lecture commune du mois anglais sur la littérature enfantine pour vous parler de ce qui occupe tout le temps libre de ma fille, mini-moi qui passe sa vie plongée dans les bouquins (avec enquêtes de préférence....voire quasiment exclusivement): les aventures du Club des Cinq.

Qui n'a pas dans sa jeunesse dévoré les aventures de François, Claude, Mick, Annie et Dagobert, et rêvé d'être à leur place!
En cherchant des lectures pour ma fille (autres que les lectures prévues pour les CP/CE1 qu'elle a déjà allègrement dépassées), je suis tombée à la bibliothèque sur quelques unes de ces aventures, elle a testé, et elle a largement approuvé, au point que sa maîtresse lui refourgue les vieux bouquins de ses enfants (elle est folle, elle devrait les garder pour la génération suivante...ou les vendre!). On passe aussi commande régulièrement pour compléter sa collection, et on a même fouillé les étagères chez mes parents pour retrouver les exemplaires que mes frères et moi avions (mais on n'en a pas trouvé beaucoup, soit mon père les a laissé dans les caisses à la cave, soit mes parents s'en sont débarassés en douce...).

Ces romans, traduits et adaptés pour être accessibles à un public français (l'histoire est transplantée en France, et les héros sont des petits Français), sont pourtant écrits par un auteur anglais, Enid Blyton, qui a d'ailleurs largement marquée la littérature enfantine avec entre autres "Oui-Oui" ou "Le Clan des 7".

Pour revenir à nos moutons, j'ai relu (oui, je suis allée au bout de la démarche), le premier épisode de cette série, celui où les personnages se rencontrent: "le Club des cinq et le trésor de l'île".

Résumé: "Pour la première fois, François, Mick et Annie vont passer les grandes vacances chez leur tante à Kernach. Ils y font connaissance de leur cousine Claude, un vrai garçon manqué. Habituée à la solitude, elle est d'abord très distante vis-à-vis d'eux. Mais les quatre enfants ne tardent pas à devenir inséparables. Accompagnés du fidèle chien Dagobert, ils partent à la découverte du trésor qu'indique une vieille carte trouvée sur l'île de Kernach. Ils doivent cependant décoder les indices au plus vite, car ils ne sont pas les seuls à rechercher le trésor..."

 Dans ce premier tome de la série, on fait connaissance avec les personnages, et surtout, c'est celui où ils font connaissance entre eux. Claudine qui ne veut pas être une fille, et qu'on doit appeler Claude, Mick le casse-cou, François le raisonnable, Annie la petite fille, et bien sûr, Dagobert le chien, fidèle ami du groupe.
Dans cette première aventure, les enfants partent à la recherche d'un trésor appartenant à la famille de Claude, mais sur lequel d'autres veulent faire main basse. Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne histoire: l'épave engloutie qui refait surface, les ruines abritant un trésor, les souterrains, et bien sûr les méchants qu'il faut vaincre!

Je l'ai relu avec plaisir, ça n'a pas pris une ride, et je comprends que ma fille s'y soit plongée avec délice: même si cette histoire date d'il y a 70 ans (le premier tome est paru en 1942 en Angleterre), on n'a aucune difficulté à s'imaginer l'histoire dans le monde moderne. Pas de référence datée, l'histoire est transposable, et je dois avouer que je préfère que ma fille dévore ces romans que les nouveautés telles que "les Winx" et autres séries à la mode pour les petites filles!

Seul regret, les rééditions modernes n'ont plus les mêmes illustrations, et je les trouve moins jolies (je suis un peu nostalgique....).

Vivement que ma Souricette soit en âge de découvrir les "Alice" qui ont fait mon bonheur une fois le temps des bibliothèques roses derrière moi!

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ceci est ma participation à la lecture commune "Littérature enfantine" du mois anglais!

jeudi 4 juin 2015

Lecture: Crime par ascendant

Pour ma participation à la lecture commune sur les polars anglais du "mois anglais", j'ai choisi un roman de Ruth Rendell, auteur anglais de romans policiers, morte le 2 mai dernier (ça, je ne le savais pas, je l'ai découvert en rédigeant ce post).

Je connaissais déjà ses romans grâce aux histoires de l'Inspecteur Wexford, j'ai décidé de sortir de ses classiques pour découvrir un autre de ses livres.

Résumé: Quand Martin Nanther décide d'écrire la biographie de son arrière-grand-père, Henry Nanther, il ne se doute pas de ce qui l'attend. Médecin passionné par le sang, Henry était spécialiste de l'hémophilie, maladie qui décimait en son temps les mâles de la famille royale. Ambitieux et brillant, il a été fait lord héréditaire par la reine Victoria, titre que porte aujourd'hui son arrière-petit-fils. Peu à peu, comme Martin interroge des membres de sa famille dont il ne soupçonnait même pas l'existence et retrouve des documents d'époque, la façade lisse et parfaite de son aïeul se craquelle et les questions s'accumulent. Pourquoi Henry préféra-t-il épouser la fille d'un petit avocat plutôt qu'une jeune femme de la haute société qui était amoureuse de lui et qu'il semblait aimer ? Quelle est la véritable explication de l'horrible tragédie qui coûta la vie à sa fiancée ? Et pourquoi, lui qui avait si bien réussi, finit-il sa vie dans la souffrance et le désespoir ? Alors que la Chambre des lords se déchire, qu'il risque de bientôt perdre son titre et que sa femme cherche à tout prix à avoir un enfant, Martin va de surprise en surprise. La recherche de ses propres racines amène parfois à de bien sombres découvertes, et le médecin à la vie exemplaire révélera peu à peu sa face cachée, son monstrueux secret...

 Même si ce roman est classé comme un policier, on est loin des enquêtes policières classiques, avec un ou des meurtres, un enquêteur, des indices et des preuves.... L'enquête est dans ce cas menée par Martin Nanther pour rédiger la biographie de son aïeul. Moi qui ne cherche jamais à résoudre les énigmes quand je lis un polar, je suis toujours un peu déçue quand je trouve avant la fin du roman la solution. D'autant que ça me donne l'impression que l'enquêteur (et dans ce cas Martin) est un peu naïf et pas très doué. Dans ce roman, la partie "policière" de l'enquête m'a donc un peu déçue car elle est finalement assez prévisible, les indices étant clairement mis en évidence.

Ce roman est par contre intéressant sur l'environnement dans lequel évolue le narrateur, avec la fin de la présence des pairs héréditaires à la Chambre des Lords. On y découvre un aperçu du fonctionnement de cette chambre à laquelle siégeait d'ailleurs Ruth Rendell, ses règles et ses usages. J'ai aimé l'atmosphère surannée qui transparaît, le décor décrit de telle façon qu'on s'y croirait....

En découvrant l'histoire de Henry Nanther, on parcourt aussi l'histoire des familles royales d'Europe, avec la transmission de l'hémophilie par la Reine Victoria à nombre de ses descendants, ainsi que les débuts de la recherche sur l'hémophilie. Même romancée, c'est intéressant à suivre.

Enfin, ce qui m'a parlé dans ce roman, c'est l'histoire personnelle de Martin, l'envie d'enfant de sa femme, moins présente chez lui, et tout ce qui entoure cette quête vers la maternité et la douleur de l'échec. Même si je n'ai pas les mêmes problèmes que Martin et son épouse, je me suis retrouvée dans cette difficulté à croiser des femmes enceintes, cette peine à chaque échec, cette envie qui devient une obsession. Et je me suis aussi retrouvée dans cette différence de ressenti entre Martin et sa femme. Parce que je l'ai vécu, même si ce n'était pas pour les mêmes raisons, mon mari n'ayant pas d'enfant d'un premier mariage. Maintenant tout cela est derrière nous, mais cela a rendu facile mon immersion dans l'histoire.

Ce roman n'est donc finalement pas tellement un polar pour moi, mais ça a été une lecture intéressante, même si parfois la description du contexte prend le pas sur le récit proprement dit.

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Ceci est ma participation à la lecture commune "polar anglais".

lundi 1 juin 2015

Lecture: Eleven





Pour ma première participation au mois anglais, j'ai eu envie de participer à la lecture commune sur Mark Watson (une autre première pour moi), et heureusement pour moi, la bibliothèque avait un exemplaire de "Eleven".

Résumé: La nuit, Xavier Ireland anime avec passion une émission de radio pour les Londoniens, à l'écoute de leurs espoirs, leurs peurs, leur doutes.
Le jour, c'est un solitaire, un homme volontairement coupé du monde. Jusqu'à sa rencontre avec une femme de ménage peu ordinaire qui va l'obliger à se confronter aux fantômes de son passé. Qu'il le veuille ou non, le destin de Xavier est lié à celui des autres, et le plus infimes de ses actes peut déclencher une série d'événements susceptibles d'affecter inéluctablement la vie de onze de ses concitoyens.


Je ne sais pas si j'arriverai à trouver 11 raison de lire ce livre, mais il y en a assurément plus d'une!
 
D'abord, le "réalisme": Dès la première page, j'ai été plongée dans l'atmosphère de l'histoire: "Une nuit de février à glacer le sang. La neige s'abat sur Londres. Les flocons dansent dans les faisceaux de néon des lampadaires et se déposent en écharpe aux cols des voitures en stationnement."


Je ne suis pas une noctambule, je me couche plutôt tôt, et je dors sans problème (sauf quans les enfants me réveillent....), je ne suis donc pas le genre de personne à écouter les émissions entre minuit et 4h du matin, et pourtant je n'ai eu aucun mal à me mettre à la place des auditeurs, à l'écoute des conseils de Xavier pour soulager leurs problèmes.

Ensuite, Xavier "himself": que penser de ce personnage à double facette, qui aide les gens la nuit, mais n'intervient surtout pas dans la vie des autres "en vrai". Que ce soit ses voisins, ceux qui ont besoin d'aide dans la rue, ou même son meilleur ami, Xavier n'intervient pas. Au fur et à mesure du roman, Xavier se dévoile, on comprend les raisons de son comportement, ce qui l'a conduit à devenir Xavier et à laisser derrière lui Chris, avec ses bons côtés et sa façon d'agir, pour s'enfermer dans une vie nocturne et solitaire, témoin et non acteur de la vie des autres.

Troisième raison, les autres personnages, ceux qui font partie du cercle de Xavier, et ceux qui ne le connaissent pas. Tous ces personnages sont attachants, humains, ils ressemblent à ceux qu'on croise dans la rue, dans notre vie.

Enfin, la trame du roman qui en est le point le plus fort: j'ai énormément aimé le concept de réaction en chaîne, qui fait qu'une simple action de Xavier aura des conséquences sur ses concitoyens, proches ou non. Cette réaction en chaîne est liée aux comportements humains, au fait que nos actions sont conditionnées par les évènements qui nous arrivent, et qu'à leur tour ces actions impacteront les gens que nous croisons. Et dans le roman, cette réaction en chaîne est mise en parallèle avec l'évolution de Xavier, parce que si sa première action a entraîné une série imprévisible de conséquences, sa vie à lui aussi évolue grâce à une rencontre, qui le fait réfléchir et modifier ses comportements, jusqu'à ce qu'au final ces deux lignes parallèles finissent par se rencontrer (ce qui n'est pas possible pour 2 lignes parallèles, je sais!).

Même la fin m'a surprise, j'aurais d'ailleurs voulu que ça termine autrement, mais après réflexion cela aurait "gâché" l'effet global du roman, et cette fin est ce qui colle le mieux avec le fil conducteur de l'histoire, et son aspect profondément réel (je ne peux en dire plus sans gâcher la lecture de ceux à qui j'aurais pu donner envie....).

J'ai beaucoup aimé ce roman, captivant et profondément humain, on y trouve des joies et des peines, et tout ce qui compose notre quotidien, tout en subtilité, à lire sans modération!

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Première participation au mois anglais!