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lundi 19 juin 2017

Lecture: La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry


Ce roman faisait partie de ceux que j'avais repéré lors du mois anglais 2015, mais à l'époque je ne l'avais pas trouvé à la bibliothèque, j'avais à la place emprunté "Deux secondes de trop", du même auteur.
Deux ans plus tard, j'ai enfin pu découvrir ce roman qui m'avait bien tenté!

Résumé: Ce matin-là, lorsqu'Harold Fry quitte son appartement pour aller poster une lettre, fermant la porte sur son épouse qui passe l'aspirateur, il est loin de se douter que cette promenade deviendra une traversée de l'Angleterre. Sans boussole ni carte, sans téléphone ni chaussures de marche, il fait le premier pas. La seule chose qu'il sait c'est qu'il doit absolument continuer. Pour sauver une vie. 
Jeune retraité à la vie bien rangée, malmené par une épouse exaspérante dans ses paroles et ses gestes, Harold Fry reçoit un matin une lettre d'une vieille amie perdue de vue depuis longtemps qui lui annonce sa mort prochaine. Un courrier auquel il doit répondre. Une réponse qu'il s'empresse d'aller porter à la boîte aux lettres la plus proche, une impulsion qui lui dicte d'aller jusqu'à la prochaine.... Harold sort de la ville, animé par l'intuition qu'il doit remettre cette lettre en main propre à son amie. Et que, tant qu'il marchera, elle vivra. Poussé par cette conviction indéfectible, Harold entame alors un véritable pèlerinage à travers le pays. L'occasion pour lui de réfléchir sur sa vie, ses regrets, son avenir.

Je ne sais pas pourquoi, ce roman m'a un peu fait penser à "Forrest Gump". Pourtant il n'y a absolument rien de commun entre les 2, mais mon subconscient m'a mis ces images dans la tête, peut-être ai-je ramené la marche de Harold à la course de Forrest.

Harold est un retraité à la vie monotone, il cohabite avec sa femme mais ils ne partagent plus rien, et quand il reçoit la lettre d'une ancienne collègue, son destin bascule. En tenue de ville et chaussures bateau, après une discussion avec une jeune femme dans une station service, il décide d'aller en marchant retrouver Queenie, pour la maintenir en vie. Démarche utopique, mais il va s'accrocher, tenir le coup, et cette marche va lui permettre de réfléchir sur sa vie, sur ce qu'il fait, en bien ou en mal, et s'éloigner de sa femme va finalement le conduire à la retrouver.
Cet éloignement, très mal vécu au départ par sa femme, qui se sent abandonnée, va lui permettre à elle aussi de revenir sur ce qui les a séparés, et de retrouver le fondement de leur couple.

Harold laisse derrière lui tout le superflu, il renoue des contacts avec les autres, mais l'effet pervers est qu'il devient une sorte de modèle, au point qu'il perd à la fois son indépendance et d'un certain côté l'objectif qu'il se fixait, en n'osant pas repousser ceux qui le rejoignent pour l'accompagner.

Ce roman nous invite à réfléchir à ce qui est important pour nous, et à l'importance de toujours se battre pour ceux qui nous sont chers. Ne jamais lâcher, toujours y croire, je sais à quel point c'est important, nous l'avons vécu pour ma mère comme pour mon père. Se savoir important pour quelqu'un, savoir que quelqu'un est prêt à repousser les limites pour soi est une aide inestimable, même si parfois on ne peut hélas rien contre le destin.

Harold ne pourra changer le destin de Queenie, mais grâce à cette lettre, il donne une nouvelle orientation à sa vie, rouvrant son coeur à l'autre et à lui même.

Une belle découverte faite grâce au mois anglais!

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Participation au mois anglais 2017


samedi 27 juin 2015

Lecture: Deux secondes de trop


C'est la première fois que je participe au mois anglais, et je dois avouer que j'aime vraiment le concept! Ca me permet de découvrir des auteurs que je n'aurais probablement jamais lus, grâce aux conseils de tous les autres participants.
Rachel Joyce faisait partie des lectures que j'ai vu sur les récapitulatifs, comme celui de Cryssilda, et ensuite j'adapte en fonction de ce que je trouve à la bibliothèque: même si ils n'ont pas les romans conseillés, ça me permet de tenter ma chance sur d'autres de leurs ouvrages. C'est ce qui s'est passé cette fois-ci.

Résumé: En 1972, deux secondes furent ajoutées au temps pour compenser le mouvement de rotation de la terre. Deux secondes. Cela semble insignifiant. 
Mais pas pour le jeune Byron Hemming fasciné par ce phénomène. Il scrute en vain le cadran de sa montre, en attente de ce moment magique où les aiguilles reculeront de deux secondes. Alors que sa mère le conduit à l'école, il croit que ce moment arrive enfin, le crie à sa mère. Et c'est l'accident... aux innombrables conséquences.
Intimement persuadés que les deux secondes supplémentaires sont responsables de ce jour funeste qui a changé sa vie, Byron et James, son meilleur ami, enquêtent pour découvrir ce qui s'est véritablement produit. Mais cette enquête risque de bouleverser encore plus leur destin...

Deux récits se mêlent dans ce roman, l'histoire de Byron, et celle de Jim. On alterne au fil des chapitres ces deux récits, qui finissent par se mêler. J'ai trouvé très touchant le personnage de Byron, ce garçon qui cherche à protéger sa mère et sa soeur, mais qui est malgré tout à l'origine de la succession d'évènements qui vont bouleverser sa vie et sa famille, et cela à cause de 2 secondes de trop! C'est d'ailleurs déroutant, cet enfant qui prend soin de sa mère, qui s'inquiète de ce qu'elle fait, et qui cherche à lui épargner les soucis. Sa mère, elle aussi, est très surprenante: femme au foyer parfaite, son mari n'est là que le week-end, mais l'appelle deux fois par jour pour vérifier ce qu'elle fait, qui elle voit, il contrôle ses vêtements...mais on découvre que sous le vernis se cache une femme malheureuse, qui joue un rôle, et qui a dû laisser derrière elle son passé pour de fondre dans le moule que lui impose son mari.
L'histoire est presque invraisemblable, un enchaînement de petits faits qui conduit à la catastrophe, mais qui de l'extérieur semblent si évidents. Les ficelles sont presque trop grosses, le chantage exercé par Beverly suite à l'accident n'est pas réaliste, ou alors il aurait fallu creuser le passé de Diana pour mieux comprendre ce qui a conditionné son comportement et ses réactions.

En parallèle, il y a Jim, cet homme bourré de tocs, dont on comprend qu'il a passé une bonne partie de sa vie en hôpital psychiatrique, sans vraiment comprendre comment il y est arrivé. Lui aussi est attachant à sa façon, on souffre pour lui qui semble tellement inadapté dans la vie.

C'est finalement triste, cette famille presque parfaite qui à cause de deux secondes de trop, va voir son destin basculer irrémédiablement, ou cet homme qui pense qu'à cause de lui des accidents arrivent en permanence. Et même si la fin permet de dénouer certains fils de l'histoire, je reste sur une impression de tristesse que je n'attendais pas.
Peut-être aussi suis-je un peu restée sur ma faim à propos de Diana, de son histoire, de ce qui a motivé ses actes.

C'est donc une lecture en demi-teinte, lecture agréable, roman bien mené, avec l'articulation des deux récits qui finissent par se compléter, mais une impression d'inachevée qui laisse un peu insatisfait.

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 Nouvelle participation au mois anglais.