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jeudi 30 juin 2016

Lecture: Les derniers jours de nos pères


Pour ma dernière participation au mois anglais 2016, un roman de Joël Dicker sur la Seconde Guerre Mondiale.

Résumé: Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill décide de créer une branche particulière des services secrets, le Special Operations Executive (SOE). Elle lui sera directement rattachée, et chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies. Tous ses membres seront issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors.
L’existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-dix ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill.

Ce roman nous plonge au coeur du quotidien d'un groupe de membres du SOE, de leur formation à leurs missions sur le terrain, en pleine guerre, des hommes et femmes de tous âges et de tous horizons, français ou francophones, pour pouvoir se fondre dans le pays dans lequel ils seront envoyés pour servir, la France.
Loin d'une armée de métier, le SOE est composé de membres civils, avec leurs peurs, leurs doutes, mais aussi, et surtout, leur volonté de se battre pour la liberté.

Dicker ne nous présente pas des surhommes, mais des être humains, avec leurs bons et leurs mauvais côtés, leurs forces et leurs faiblesses. Même le plus admirable d'en eux a ses failles, et même les meilleurs peuvent prendre des décisions à l'encontre de ce que l'on attend d'eux, parce que leur engagement n'est pas la seule chose qui compte dans leur vie. Même les héros n'en sont pas vraiment, mais c'est ce qui les rend encore plus admirables.
Ces hommes et ces femmes qui se sont engagés se retrouvent confrontés à des choix qu'ils n'avaient pas prévu, pas envisagés. Comment choisir entre la femme de sa vie et son père? Comment choisir entre sa vie et celle de ses camarades? Comment protéger la réputation d'un héros qui n'en était peut-être pas un?

J'ai aimé ce groupe d'hommes et de femmes profondément humains, qui nous rappellent que la guerre n'a pas été gagnée seulement par les armées, mais par tous ceux qui ont décidé de se battre pour la liberté.
Ils ont peur, ils ont honte parfois, ils doutent, ils voudraient parler à leurs proches, parfois tout laisser tomber: le roman nous parlent de ce que ces anonymes qui ont permis la victoire ont ressenti, de leurs sentiments, de leurs émotions, plus que de leurs actes. C'est ce qui le rend si réel, qui nous permet d'entrer dans l'histoire à leurs côtés, parce qu'ils sont comme nous, tiraillés parfois entre leur devoir et leurs sentiments, des hommes qui sont devenus des Hommes.

Loin des deux autres romans de Dicker que j'ai lus, ce livre nous offre une autre vision de la Seconde Guerre Mondiale, celle de ceux qui l'ont fait dans l'ombre, mais en ont aussi été la clé.

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Cette lecture clôture mon mois anglais 2016!
Un grand merci aux 2 organisatrices!




samedi 7 mai 2016

Lecture: Le Livre des Baltimore


J'avais adoré "La vérité sur l'Affaire Harry Québert", et comme je n'arrivais pas à l'avoir à la bibliothèque, j'ai fait appel à un collègue dont la femme est prof de français, et qui me prête régulièrement et très gentiment ses bouquins.

Le temps de finir le 2ème épisode de Pénélope Green, et profitant du long week-end, du beau temps, et de la cheville en vrac de ma fille, j'ai dévoré ce nouvel opus de Joël Dicker.

Résumé:Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l'auteur de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. 
Huit ans après le Drame, c est l'histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu en février 2012, il quitte l'hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s'atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu'il éprouva jadis pour cette famille de l'Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s'effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu'au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu'est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore?

Je n'ai pas été déçue, j'ai une fois encore beaucoup aimé (ouf, c'est toujours le risque quand on a eu un coup de coeur pour un livre). Pourtant, cela fait plus de 3 ans que j'ai lu Harry Québert, du coup je ne me souvenais pas particulièrement de Marcus, mais cela ne pose pas de problème pour la lecture.

Parti en Floride pour écrire son nouveau roman, Marcus tombe par hasard sur son amour de jeunesse, et cela fait remonter ses souvenirs sur les années passées avec ses cousins, sur les liens qui les unissaient et sur le Drame qui a mis fin à cette période heureuse.
Au fil des pages, Marcus retrace pour nous cette partie de son histoire, et finit par trouver les clés qui lui permettront de regarder enfin vers l'avenir.

J'ai trouvé ce roman très riche en thèmes de réflexion. Dicker y aborde le sujet de la réussite sociale et de l'argent, si typiquement américain, et de l'importance qu'a l'image qu'on renvoie: Marcus compare les belles maisons, les belles voitures.... de son oncle et sa tante avec ce que ses parents ont, et il en éprouve de la honte, comme si la réussite seule avait de l'importance. A travers ses yeux d'adolescents, on s'attarde sur les signes extérieurs de la réussite, mais cela peut cacher bien des choses, comme il le découvrira à ses dépends.
Le roman nous parle aussi de l'importance d'être aimé et admiré, et de la jalousie qui va avec: finalement, les liens qui semblent si sains et si simples sont tous biaisés par l'envie que chacun a avoir la première place dans le coeur des autres, et c'est ce qui conduira une histoire qui semblait heureuse à une fin dramatique.
J'ai aussi beaucoup aimé la découverte par Marcus des secrets familiaux, qui remet en question tout ce qu'il pensait savoir: j'ai vécu ça avec mes cousins et cousines, quand au cours d'un dîner on a vidé le sacs des ressentiments parentaux, qui nous empoisonnaient la vie sans qu'on s'en rende compte, parce que la façon dont mes grands-parents traitaient leurs enfants ont conditionnés nos rapports de façon inconsciente, nous poussant à faire nôtres des réflexions qui n'avaient pas lieu d'être.

On se laisse prendre au jeu, on veut connaître la fin de l'histoire, ce "drame" annoncé dès le début par Marcus, et on cherche avec lui à comprendre ce qui s'est passé. Et je n'ai pas été déçue, j'ai aimé d'un bout à l'autre, et je vous le recommande sans hésiter!

dimanche 27 janvier 2013

Coup de coeur: "La Vérité sur l'Affaire Harry Québert"


Ce roman, j'avais prévu de l'offrir à ma mère pour Noël, parce qu'en général j'aime bien les Goncourt des Lycéens, parce que le thème me paraissait alléchant, et parce que les critiques étaient plutôt bonnes.
Pas de bol, en arrivant chez mes parents avant Noël, j'ai découvert que pour une fois, mon père avait acheté un livre en français (il est plutôt polars en Anglais).... J'ai donc trouvé une solution de remplacement (que j'attends avec impatience de pouvoir lire), et gardé pour moi le bouquin.

Il a patiemment attendu sur ma table de nuit (enfin sur la pile à côté de ma table de nuit.....), et je l'ai emporté avec moi dans l'avion cette semaine. En 1 h de vol, j'ai lu plus de 200 pages! Et j'ai grappillé toutes les minutes que j'ai pu depuis pour terminer le livre. Pour être claire, j'ai été happée par l'histoire, par ses rebondissements, et je n'ai pu le lâcher qu'une fois fini. Et pourtant il fait presque 700 pages.

Bien sûr, certains personnages sont un peu caricaturaux, bien sur, l'histoire d'amour entre Nola et Harry est un peu "gnagnan" parfois, mais on est entraîné dans la vie et les secrets d'une petite ville américaine, et dans le monde impitoyable de l'écriture et de l'édition. J'ai trouvé le personnage de Marcus extrêmement attachant, avec ses faiblesses et ses certitudes, et je me suis demandé si ce jeune écrivain était un reflet de son auteur, très jeune lui aussi.

Voilà le 4ème de couverture, pour celles et ceux qui auraient échappé au battage médiatique autour de ce roman:
À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.


Alors si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le recommande sans hésiter!