mardi 14 juin 2016

Lecture: Un intérêt particulier pour les morts





Nouvelle héroïne policière découverte grâce aux lecteurs du mois anglais et de "A year in England", c'est avec plaisir que j'ai fait la connaissance de Lizzie Martin.

Résumé: Londres, 1864. Lizzie Martin accepte un emploi auprès d'une riche veuve dont la précédente dame de compagnie s'est enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fi lle est retrouvé dans le chantier de la gare St Pancras, Lizzie décide de mener sa propre enquête. Elle pourra compter sur l'aide d'un ami d'enfance devenu inspecteur, Benjamin Ross, pour découvrir la vérité sur la mort de cette femme... dont le sort semble étroitement lié au sien.

Comme les romans de Anne Perry (Les enquêtes de Monk ou la série des aventures de Charlotte et Thomas Pitt), on se retrouve dans le Londres de la 2ème moitié du XIXème siècle, en pleine mutation avec les travaux des égoûts, du chemin de fer, qui occasionnent des changements de la vie de la population.

De même que chez Anne Perry, Ann Granger met en place un "duo" d'enquêteurs, composé ici de Lizzie Martin et Ben Ross, unis dans les enquêtes, mais aussi dans la vie. Pour une fois, j'ai commencé la série par le début, ce qui permet de mettre en place les personnages et leur caractère, ainsi que leur relation.

Lizzie est très attachante, si loin de ce qu'on attendrait d'elle dans la société de son époque: orpheline sans le sou, mais plus toute jeune malgré tout, elle devrait faire montre d'humilité, de retenue, et chercher un riche veuf dont elle pourrait tenir l'intérieur, s'assurant la sécurité pour son avenir. Mais Lizzie ne sait pas tenir sa langue, elle est spontanée, veut faire triompher la justice, et n'imagine pas finir sa vie en aide-soignante d'une vieux barbon!
Arrivée chez la veuve de son parrain pour en devenir la dame de compagnie, elle va de retrouver mêlée à l'enquête sur la mort de celle qui l'a précédée.

Le roman est raconté en alternance du point de vue de Lizzie et de celui de Ben, ce qui est agréable car cela change des romans d'Anne Perry dont ils s'approchent par les thèmes et la période.

On se laisse prendre à l'intrigue, et je n'ai pas vu venir la fin, ce que je préfère quand je lis un roman policier ;-) J'ai hâte de voir si les autres tomes de la série confirment ma bonne première impression!

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 Nouvelle participation, qui clôture mon mois anglais 2016!


dimanche 12 juin 2016

Lecture: La fille du train


Encore un roman découvert au cours de "A year in England", dont les nombreuses participations me permettent de glaner de quoi participer cette année encore au "Mois anglais" (j'y prends goût ;-)).

Résumé: Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre: Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe t'il? Jess tromperait-elle son mari? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu....

Il est difficile de parler de ce livre sans dévoiler le fin mot de l'histoire (ce qui serait dommage), mais l'intrigue est plutôt bien menée, en tout cas on a envie d'aller au bout pour comprendre (même si j'avais des doutes avant la fin, ce qui ne m'arrive pas souvent).
L'alternance des 3 voix de femmes renforce le mystère, en brouillant les pistes tout en dévoilant au fur et à mesure les clés de l'énigme.

Plus qu'un roman policier, ce livre nous parle des femmes, des choix qu'on peut faire par amour, et qu'on peut parfois regrette, de ce qu'on est prêtes à accepter par amour, mais qui finit par nous faire irrémédiablement souffrir.
Rachel souffre d'avoir été abandonnée, mais aussi et surtout de l'avoir été au moment où elle aurait eu le plus besoin de soutien. Megan souffre à cause de son passé, et de son présent qui la contraint à l'inactivité, et la renvoie à ce qui lui père. Anna souffre aussi, inconsciemment, de sa situation de mère au foyer, même si c'est aussi pour elle le plus grand bonheur possible.

Une lecture sympa et accrocheuse pour un bon moment de détente!

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Nouvelle participation au "Mois anglais"

jeudi 9 juin 2016

Lecture: Loin de la foule déchaînée

Je n'avais jamais entendu parler de Thomas Hardy jusqu'à juin dernier, où grâce au mois anglais 2015 j'ai découvert son nom. J'ai donc décidé de profiter de cette nouvelle édition pour parfaire ma culture de la littérature anglaise, et faire la connaissance de cet auteur.

Résumé: Gabriel Oak, jeune paysan du Wessex, est devenu propriétaire d’une bergerie. Il s’éprend de Bathsheba Everdene, venue s’installer au pays avec sa tante. Mais la belle repousse ses avances avec hauteur. Ayant perdu toutes ses bêtes par la faute d’un chien mal dressé, Gabriel, ruiné, est réduit à trouver du travail dans une ferme qu’il vient de sauver d’un incendie et dont la propriétaire n’est autre que… Bathsheba, qu’un héritage a rendue riche. Entretemps, la jeune femme subit les assauts d’un prospère exploitant, William Boldwood, mais aussi de son rival, le fringant sergent Francis Troy, qu’elle finit par épouser, sans savoir qu’une domestique, Fanny, est enceinte de ses œuvres… Gabriel ne parvient pas à lui cacher la mort en couches de la mère et de l’enfant, tandis que Troy, repentant, tente de se noyer. Alors que chacun le croit mort, il resurgit à la veille de Noël et est abattu par Boldwood, qui retourne l’arme contre lui. Lorsque enfin Bathsheba comprend qu’elle n’a jamais eu qu’un ami, Gabriel lui annonce qu’il quitte l’Angleterre pour la Californie…


J'avais déjà eu un peu de mal avec Trollope l'an dernier, là je dois avouer que ça a été encore plus compliqué. Pourtant la très bonne critique de Cléanthe m'avait mis l'eau à la bouche (je vous invite d'ailleurs à aller la découvrir pour avoir un avis plus éclairé et argumenté - et positif - que le mien).

Je n'ai pas du tout accroché avec Bathsheba, qui a pourtant beaucoup pour plaire: elle se retrouve à la tête d'une ferme qu'elle décide de gérer seule suite aux escroqueries de son intendant, assumant un rôle d'homme dans un monde où les femmes sont plutôt à la merci de leur mari. Mais j'ai surtout vu ses défauts, et en particulier sa vanité et son manque de considération pour les autres. Ces travers sont certes liés à sa jeunesse et son inexpérience, mais dès le début elle m'a paru antipathique, et je n'ai pas réussi à changer de point de vue à son sujet.

L'histoire non plus ne m'a pas séduite, elle ne m'a pas paru vraisemblable, ou trop "exagérée": un premier homme se fait rejeter (le seul qui m'ai plu dans le livre), le suivant est attiré par erreur dans les filets de la belle, et en tombe passionnément amoureux, au point de perdre toute raison, et elle en épouse un troisième qui finalement n'aime que lui-même. L'échec de ce mariage est prévisible, il m'a fait penser au mariage de Lydia Bennet et Wickham dans "Orgueil et Préjugés".

Le seul moment qui m'a convaincu est la scène du retour de Troy et la réaction de Bodwood, seul passage qui m'a paru "vrai" dans le roman.

Je ne suis définitivement pas sensible à cette écriture champêtre et à ces récits fleuves de la fin du XIXème début XXème, seule Jane Austen a su trouver le chemin de mon cœur littéraire! Cela dit, comme on l'explique aux enfants, il faut goûter pour dire qu'on n'aime pas!

Je suis à côté de cette lecture, et je vous encourage à aller lire les critiques positives qui fleurissent sur la toile et rendront justice à cette œuvre que je n'ai pas su apprécier à sa juste valeur.

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Participation à la lecture commune "Campagne Anglaise" du mois anglais 2016!

mardi 7 juin 2016

Série: Happy valley


J'ai un collègue de l'âge de mes parents qui est un grand fan de séries et de films, et qui me fait profiter de ses meilleures découvertes. Attention, pas question pour lui de regarder Grey's Anatomy ou Castle, mais par contre c'est grâce à lui que j'ai découvert Downton Abbey, et c'est lui qui m'a prêté cette série qui se déroule dans le Yorkshire.

Résumé: Dans la région des vallées du Yorkshire, Catherine Cawood, 47 ans, divorcée, deux enfants, occupe la fonction de sergent de police ; elle tente toujours de se remettre du suicide de sa fille survenu huit ans plus tôt. Alors qu'elle semble finalement reprendre le dessus, elle apprend que Tommy Lee Royce, l'homme qu'elle juge responsable de ce suicide, sort de prison ayant purgé une peine pour d'autres faits. Elle devient rapidement obsédée par l'idée de se confronter à lui, ignorant qu'il est impliqué dans une organisation criminelle visant à enlever une jeune femme afin d'en obtenir une rançon.

Autant "The Missing" m'a déçue, autant là j'ai été très agréablement surprise. Dans une ville gangrenée par la drogue, Catherine Cawood tente de survivre, entre son petit fils à élever, sa soeur ex-toxico, son fils qui ne lui parle plus, son ex-mari avec qui elle n'arrive pas vraiment à rompre, tout en remplissant son métier de sergent de police du mieux qu'elle peut.
J'ai été plongée directement dans l'ambiance oppressante de l'histoire, rendue à la fois par le récit en lui-même, le décor, et les personnages, que j'ai trouvés extrêmement bien joués et réalistes. La douleur, l'aigreur, la jalousie, l'appât du gain, la rancoeur, le mépris de soi et des autres, la domination, le chantage, la vengeance, la peur, tous ces sentiments et émotions qui animent les personnages nous frappent de plein fouet, j'ai été embarquée dans l'histoire, détestant ceux qui devaient l'être, de tout coeur au côté de Catherine dans sa quête, angoissant pour Ann, espérant qu'elle s'en sorte....

L'histoire est dure, les sujets traités aussi, avec en toile de fond les relations familiales et ce qu'on peut faire pour ceux qu'on aime: Catherine a décidé d'élever le fils issu du viol de sa fille suicidée, au prix de son mariage et de son fils, mais elle angoisse qu'il soit comme son père, Nevison et Kevin sont prêts à tout pour le bien de leurs enfants ....

Une belle découverte, loin des séries aseptisées, et qui donne envie de découvrir la saison suivante!

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Nouvelle participation au "Mois anglais"!

dimanche 5 juin 2016

Lecture: L'appel du coucou


Robert Galbraith est un des pseudonymes de J.K.Rowling, ce que j'ai découvert grâce à un post d'Eva pour "A year in England". Et comme son article m'avait donné envie, j'ai sauté sur l'occasion en trouvant le premier tome des aventures de Cormoran Strike à la bibliothèque!

Résumé: Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Briscow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula. De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance.

J'avais adoré Harry Potter, mais très déçue par "Une place à prendre" du même auteur, j'ai découvert cette fois-ci un autre aspect de l'écriture de Rowling, et ce roman m'a énormément plu.
Je suis admirative de cette capacité à passer d'une série pour jeunes à des romans policiers, à l'univers bien différent.

Cormoran Strike est un détective amoché, tant physiquement que moralement: il a perdu une jambe et sa fiancée, il est au fond du trou financièrement, acculé par son père qui ne l'a jamais reconnu à ui rembourser l'argent qu'il lui doit. Avec l'aide de Robin, une secrétaire intérimaire qui rêve de devenir détective, il va tenter de résoudre le mystère de la mort de Lula, une jeune mannequin.

Derrière le strass et les paillettes, on découvre les rancoeurs, les jalousies... au fil d'une enquête bien menée par un duo improbable et qui pourtant fonctionne bien, celui de Cormoran et Robin.
J'ai aimé ces deux personnages, mais aussi ceux qui gravitent autour de l'enquête, les épouses coincées de riches hommes influents, motivées par l'appât du gain, le couturier tellement caricatural qu'il en paraît réel.... Et que dire de la scène de Robin dans le magasin de luxe, ça m'a fait penser à mon frère qui a dû pour un stage aller dans les bijouteries Place Vendôme aller voir des bagues à des montants inimaginables, en pensant qu'il allait se faire sortir, mais en fait non, on lui a tout montré sans sourciller, comme quoi il suffit d'avoir le culot ;-)

Une lecture facile, une enquête bien ficelée, qui nous tient jusqu'à la fin, belle découverte d'un nouvel auteur de policiers ;-)

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Participation à la lecture commune "Meurtres à l'anglaise", dans le cadre du Mois Anglais.

vendredi 3 juin 2016

Lecture: Les Assassins


Pas de "vieille dame indigne" pour cette deuxième participation au "Mois Anglais 2016", mais un roman de R.J Ellory que j'attendais depuis longtemps!
J'avais beaucoup aimé "Les Anonymes" du même auteur, et j'avais hâte de découvrir celui-là, repéré lors de ma candidature (malheureuse) aux matchs de la rentrée littéraire de PM en septembre dernier.

Résumé: Le serial killer le plus dangereux de tous les temps est parmi vous mais seule une personne le sait...  Sur dix-huit mille assassinats par an aux États-Unis, seulement deux cents sont le fait de tueurs en série. Aussi les forces de police ne privilégient-elles que rarement la piste du serial killer. Lorsque quatre homicides sont commis en quinze jours à New York, selon des modes opératoires complètement différents, personne ne songe à faire un lien entre eux. Personne, sauf John Costello. Documentaliste au City Herald, et obsédé par les serial killers, celui-ci découvre en effet que ces meurtres ont été commis à la date anniversaire d'un meurtre ancien, œuvre à chaque fois d'un tueur en série célèbre, selon des procédures rigoureusement identiques jusque dans les moindres détails. Y aurait-il dans la ville un serial killer qui s'inspire de ses prédécesseurs et leur rend ainsi un funèbre hommage ? En compagnie de Karen Langley, une journaliste du City Herald, et de Ray Irving, détective du NYPD, John va se livrer à la traque de cet assassin très particulier, à l'intelligence aussi fulgurante que morbide et à la virtuosité impressionnante.

 J'ai été embarquée par ce pavé de près de 570 pages, glanant tous les moment possibles pour avancer dans cette intrigue qui ne m'a pas lâchée jusqu'au bout!
On entre dans l'histoire par le récit de l'agression de John, en 1984, avant de basculer dans le présent, et la succession de meurtres qui se déroulent à New York, meurtres qui semblent sans aucun lien à première vue, mais qui en réalité sont l'œuvre d'un même tueur, reproduisant les crimes de tueurs en série célèbres.
J'ai beaucoup aimé l'idée, qui nous change des "serial killers" classiques reconnaissables par leur modus operandi, le choix de leurs victimes.... On a là un autre schéma de fonctionnement, qui implique que peu seront en mesure d'identifier la marque d'un seul tueur.

Comme Ray Irving, l'inspecteur chargé de cette enquête hors norme, on essaye de comprendre, on voudrait mettre un terme à ces crimes, en particulier une fois que le criminel, dans sa soif de reconnaissance, commence à donner des indices sur les prochains meurtres!
Malgré le manque de moyens, malgré la difficulté de l'enquête, Ray s'accroche, déterminé à arrêter ce monstre.
A ses côtés, John Costello, rescapé d'un tueur en série, qui permet à la police de faire le lien entre les différents crimes, et seul capable de décrypter les indices laissés par le tueur. C'est un personnage ambigu, sans vie sociale, enfermé dans une routine qui le rassure, incollable sur tous les meurtres en série. Comme Ray, on s'interroge sur son implication dans les crimes? Est-il juste un rescapé avec ses petites manies, ou bien est-il partie prenante de l'organisation de ces meurtres?

Impossible d'en dire plus sans spoiler la fin, qui m'a un peu surprise, voire même un peu déçue sur le coup, même si après réflexion, elle est parfaitement adaptée au roman et dans la continuité de l'intrigue, alors n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman pour découvrir la fin!

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Deuxième participation au "Mois Anglais" 2016!


mercredi 1 juin 2016

Lecture: Bryanston Mews

J'ai découvert Thomas et Charlotte Pitt dans "La disparue d'Angel Court", ça m'avait donné envie de découvrir d'autres aventures de ce couple sympathique, et j'ai eu la chance d'en trouver un deuxième opus à la bibliothèque.

Résumé: En cet été 1896, Londres n'a d'yeux que pour le procès du Dr Jameson ; procès engagé suite à son raid meurtrier mais vain pour reprendre le contrôle du Transvaal, une région d'Afrique du Sud disputée aux Boers. Une partie de la noblesse qui a investi dans cette aventure réalise alors qu'elle risque de perdre sa fortune. Mais Pitt, et plus encore Narraway, son ancien supérieur à la tête de la Spécial Branch, sont davantage préoccupés par le viol et le meurtre de Mrs. Quixwood, la femme d'un riche banquier. D'autant qu'il semble que ce viol ne soit pas un cas isolé… Dans la touffeur de l'été, l'horreur s'invite aux soirées d'ambassadeurs, menaçant les femmes de joies comme les nobles.

Comme dans "La disparue d'Angel Court", la toile de fond du roman est un évènement historique réel, le raid Jameson, qui a eu des conséquences financières et politiques importantes. Et au travers de l'enquête, Anne Perry aborde le sujet du viol, ses conséquences sur les victimes et leurs proches, à la fois dans leur vie personnelle, mais aussi dans leurs relations avec la société. Pitt, Charlotte, Vespasia et Narraway sont confrontés à des dilemmes et des questions bien difficiles à résoudre: comment rendre justice aux victimes sans salir leur réputation ou les enfoncer davantage? Comment expliquer à ses enfants de telles horreurs, et comment les en protéger? Que feraient-ils si les criminels ou les victimes étaient leurs enfants? 
Si certaines de ces questions ne se posent plus directement en ces termes maintenant, où la virginité n'est plus une condition nécessaire pour le mariage d'une jeune fille de bonne famille par exemple, il n'en reste pas moins que le sujet est d'actualité: combien de victimes se sont demandées si ce n'était pas de leur faute, à cause de leur tenue, de leurs paroles, de leur attitude? Combien de victimes ont perdu aussi leurs vies et leurs familles?

Malgré le thème plus "glauque" que celui du premier tome que j'ai lu, j'ai plus retrouvé une enquête policière telle que je les aime, je l'ai trouvée bien menée, et j'ai beaucoup apprécié les personnages féminins, Charlotte, Vespasia, mais aussi la femme de l'Ambassadeur du Portugal, la mère d'Alice Townley, Alice elle-même, ainsi que Catherine, la première victime du roman. J'ai aimé leur réalisme, leur courage, le respect et la compréhension de l'autre... Avec une mention spéciale pour Charlotte, et ses petites piques à la bonne société, tout en douceur et en ironie!

J'espère pouvoir trouver d'autres tomes des aventures de Thomas et Charlotte, pour pouvoir découvrir d'autres talents de ce couple si attachant!

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 Participation à la lecture commune "Romans se déroulant à Londres", dans le cadre du mois anglais