jeudi 20 mars 2014

La déesse des petites victoires


Encore une heureuse découverte faite à la bibliothèque, "La déesse des petites victoires", de Yannick Grannec.

Résumé:
Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.
Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.
Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.
Albert Einstein aimait à dire : « Je ne vais à mon bureau que pour avoir le privilège de rentrer à pied avec Kurt Gödel. » Cet homme, peu connu des profanes, a eu une vie de légende : à la fois dieu vivant de l’Olympe que représentait Princeton après la guerre et mortel affligé par les pires désordres de la folie. Yannick Grannec a réussi, dans ce premier roman, le tour de force de tisser une grande fresque sur le XXe siècle, une ode au génie humain et un roman profond sur la fonction de l’amour et la finalité de l’existence.

Ce livre, c'est l'histoire romancée de Kurt Gödel, mathématicien de génie du XXème siècle, et de sa femme Adèle, de leur rencontre à Vienne à leur mort à Princeton.
On cotoie à travers ce roman les grands esprits du siècle dernier, Einstein, Oppenheimer, Pauli..., on plonge dans leurs discussions scientifiques (parfois un peu ardues, je dois bien l'admettre, mais ne pas les comprendre ne nuit pas au plaisir de la lecture), et dans leur quotidien.
L'historie est ancrée dans l'Histoire, avec l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne, la fuite des scientifiques aux Etats-Unis pour échapper aux nazis et à la persécution, la bombe atomique au travers des yeux de ses créateurs.

Mais pour moi, si ce livre permet de découvrir ce grand mathématicien qu'était Gödel, il nous montre surtout l'envers du décor, le génie torturé paranoïaque, qui sans sa femme et son abnégation n'aurait probablement pas survécu! J'ai admiré Adèle, son amour sans limites qui lui fait soulever des montagnes pour son homme, braver sa famille et les conventions, supporter sa "folie", gérer son quotidien pour qu'il puisse travailler sans souci, accepter d'être l'indispensable support au génie, sans en avoir aucune reconnaissance...

Le roman est un peu long, on est parfois un peu perdu dans les théories scientifiques, mais au final j'ai passé un très bon moment. On s'attache à Adèle, et à Anna, qui est en quelque sorte son pendant moderne, mais dont le choix a été différent, et qu'Adèle aide à évoluer pour accepter cet amour si complexe. Et j'ai beaucoup aimé imaginer ces grands hommes dans leur quotidien, comme Einstein et ses chaussettes dépareillées (vous y penserez en pliant le linge la prochaine fois ;-)):

- J'ai encore mis des chaussettes dépareillées. Margot va me faire des histoires. Voilà un autre grand mystère. Où disparaissent donc ces satanées chaussettes ?
(...)
- Peut-être faudrait-il retourner la question. Pourquoi l'autre chaussette ne disparaît-elle pas ?

Les touches d'humour parsemées tout au long du roman rendent la lecture encore plus agréable. En voici encore une, juste pour le plaisir:

"(Adèle parle à Einstein, qui lui répond) : - J’ai entendu une drôle d’histoire. Un automobiliste serait rentré contre un arbre parce qu’il était trop occupé à vous regarder !
- Seules deux choses sont infinies, Adèle. L’univers et la stupidité de l’homme. Et encore, je ne suis pas certain de l’infinité de l’univers !"

Et vous, vous l'avez lu?

vendredi 7 mars 2014

1 an de plus

Cette fois, c'est sûr, j'ai basculé de l'autre côté de la trentaine, celle qui est plus proche du 4 que du 3. Contrairement à Galéa, j'aime bien mon anniversaire, et j'ai une nette préférence pour les chiffres ronds et les 5. Du coup cette année c'est raté, et pour 3 ans encore...

La journée a bien commencé, coup de fil de mes loulous et de leur père à leur réveil (oui, je suis partie bien avant pour bosser), coup de fil de mon filleul et de mon frère, avant 8h30 toute ma famille la plus proche avait pensé à moi! Et puis la journée s'est déroulée, comme d'habitude, même si les mails de pub  dans sa boîte mail quand on regarde si on a des amis, ce n'est pas top ;-)
Retour le soir à la maison, après une visite chez le pédiatre pour Souriceau (faut pas croire, ce n'est pas parce que c'est mon anniversaire que c'est relâche), trouver la maison en vrac, ma fille pas lavée, les poubelles pas sorties, le lave-vaisselle pas vidé, les lessives à faire.....et là anniversaire ou non, la vie quotidienne reprend ses droits ;-)

Heureusement, il y a eu l'apéro tous les 4, le gâteau sans bougies, et pour finir en beauté la journée, les messages de ma cousine chérie, ma presque soeur, et ceux de mes meilleures copines, celle du collège et celle qu'on prend pour ma soeur, ces messages sans lesquels mon anniversaire ne serait pas mon anniversaire, ces messages que j'attends parce que comme ceux que je leur envoie, encore plus que les messages du quotidien, ils sont la preuve que malgré les années le lien est toujours là.

Comme je suis une grande enfant, comme tous les ans, mon anniversaire on le fêtera ce week-end avec ma famille, parce que j'ai besoin cette réunion avec mes parents et mes (enfin mon depuis que l'autre est à l'étranger) frères, fête d'autant plus familiale depuis la naissance de ma nièce peu de temps avant mon BDay, double raison de se réunir !

Vivement dimanche, et ensuite, il faudra attendre 1 an....

dimanche 2 mars 2014

6h41


6h41, ce n'est pas l'heure à laquelle je me lève (si seulement), mais le titre d'un roman de Jean-Philippe Blondel que j'ai découvert grâce à la bonne critique de Galéa. Je n'avais jamais lu de livre de Blondel, cette première plongée dans son écriture a été très agréable.

Résumé:
Cécile Duffaut vient de passer le week-end chez ses parents à Troyes. Son mari et sa fille n'ont pas voulu l'accompagner. Trop ennuyeux ses vieux. Après deux jours de silence et d'incompréhension, elle est pourtant restée la nuit du dimanche ! Furieuse contre elle-même, elle attend donc, ce lundi matin, le train de 6h41 pour Paris. 
À quelques mètres, Philippe Leduc fait les cent pas. Il attend le 6h41. Pour lui, une journée particulière commence. Il préviendra le boulot plus tard. Il se dit qu'il pourrait disparaître. Personne ne l'attend. Divorcé. Ses enfants indifférents. Ses amis perdus. Enfin, pas vraiment, puisqu'il fait ce voyage pour rendre visite à Matthieu, l'ami d enfance.
Pour une fois, le train est à l'heure. C'est l'assaut et le départ. Philippe Leduc erre dans les wagons et trouve enfin une place libre. Juste à côté de Cécile Duffaut. Aussitôt, ils se reconnaissent mais font comme si de rien n'était...

J'ai beaucoup aimé ce voyage intérieur que font les deux protagonistes, qui font chacun mine jusqu'à la dernière minute de ne pas avoir reconnu l'autre, mais qui replongent dans leurs souvenirs, dans le vécu commun qui a changé le cours de la vie de Cécile, et j'ai beaucoup aimé l'ouverture laissée au lecteur à la fin, le laissant libre d'imaginer la suite de cette rencontre fortuite et pourtant si chargée de sens pour les deux personnages.

Contrairement à Galéa (j'espère que tu ne m'en voudras pas ;-)), je n'ai pas détesté Cécile, au contraire, je me suis un peu retrouvée en elle, même si je n'ai pas sa volonté de revanche, mais elle m'a rappelé la gamine timide et mal dans sa peau que j'étais, celle qui a mis tant de temps à s'affirmer et s'accepter. J'ai souffert avec elle de ses humiliations, de sa souffrance à cause de Philippe, celui qui était le centre de l'attention, qui n'avait rien à prouver.
Mais j'ai aussi beaucoup aimé Philippe, qui fait le constat amer de "l'échec" de sa vie, et qui cherche à travers son soutien à Mathieu une forme de rédemption.

Pour résumé, si vous ne l'avez pas encore lu, je vous recommande ce roman, je n'ai vraiment pas regretté de l'avoir attrapé au vol à la bibliothèque!

samedi 1 mars 2014

Coup de coeur: "Le quatrième mur"


Coup de coeur de cette rentrée 2014, "Le quatrième mur" de Sorj Chalandon.

Résumé:
« L'idée de Sam était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé.
Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, petit théâtreux de patronnage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne... »


Ce livre, je l'ai dévoré. Je l'ai lu en 2h, impossible de le lâcher une fois commencer. C'est la troisième année de suite que je suis emportée par le Goncourt des Lycéens, et en creusant un peu, tous les livres que j'ai lus sans savoir qu'ils avaient reçu ce prix ("Le Testament français" d'Andreï Makine, "Allah n'est pas obligé" d'Ahmadou Kourouma, "Un brillant avenir" de Catherine Cusset, "Le Club des incorrigibles optimistes" de Jean-Michel Guenassia) m'ont à chaque fois ravie.

Je dois avouer que je suis impressionnée par la sélection effectuée par ces jeunes, même en tant que grande lectrice, je ne sais pas si j'aurais eu la même maturité en terme de critique littéraire quand j'avais leur âge. Je suis aussi impressionnée, car les sujets traités sont parfois très durs, bien plus que ce que des adolescents peuvent parfois connaître et accepter (ou alors j'étais vraiment une ado complètement déconnectée de la réalité).

Pour en revenir au livre du jour, comment en parler sans dévoiler l'histoire, sans en gâcher la découverte? Ce que je peux en dire, c'est que je me suis retrouvée plongée dans le Liban en guerre, à espérer que la trêve souhaitée par Samuel se réalise, à vivre avec le narrateur le conflit qu'il vit.

Si vous ne l'avez pas lu, sans hésitation, je vous le recommande, j'adhère encore une fois à 200% au choix des lycéens qui ont choisi ce livre si dur et si envoûtant.

mardi 25 février 2014

Le ski, c'est fini...


Une semaine de vacances tous les 4, des pistes enneigées, 2 jours de temps magnifique, 2 jours de temps vraiment pourri, du ski en famille, du ski en amoureux, raclette, fromage et saucisson à volonté (il faut bien profiter des bons produits locaux ;-)), la première étoile pour les Souriceaux (ouf, il n'y aura pas besoin de 3ème essai), une journée entière tous les 4 sur les pistes, un resto d'altitude, du bon air, du repos ...

Malgré une Souricette qui a enchaîné caprices et insolences (je n'ose imaginer l'adolescence avec elle), et un Souriceau totalement addict à la tablette que lui a apportée le Père Noël (c'est incroyable comme il se concentre plus pour ses courses de vaisseaux Legoshima que pour lire ses pages quotidiennes....), on a passé de très bonnes vacances, maintenant que les enfants ont grandi et se débrouillent sur les skis, on peut vraiment se faire plaisir et eux aussi.

Ils foncent à toute vitesse sur les bosses, Souriceau maîtrise les skis parallèles (sa soeur a nettement plus la flemme), ils descendent sans crainte les pistes bleues, et ne tombent plus dans les téléskis, et sont même passés "à côté d'une piste rouge avec le cours, mais elle était encore trop dure pour nous, hein maman?"

La semaine est passée bien trop vite, et les Souriceaux déposés chez leurs grands-parents, il a fallu retourner au boulot :-(

Vivement les prochaines vacances!!!!!!

mercredi 5 février 2014

♥ 15 ans ♥

Souviens-toi c'était un vendredi,
Souviens-toi on avait suivi
Le chemin des amoureux,
C'était il était une fois nous 2,
Souviens-toi c'était le grand jour
Le grand pas vers le grand amour,
C'était encore mieux que ça,
C'était nous 2, il était une fois...

15 ans que nos chemins se sont croisés,
Rencontre sur les bancs de l'école, 
A l'époque, on n'imaginait pas
Qu'aujourd'hui on en serait là
15 ans plus tard, 15 ans d'amour,
Qu'il est beau ce chemin parcouru,
Chemin de hauts, chemin de bas,
Mais toujours chemin avec toi,
9 ans à 2, 6 ans à 4

 ♥ 15 ans de joie ♥
♥ 15 ans déjà ♥

lundi 3 février 2014

Think positive!

Je suis du style à voir toujours le verre à moitié vide, le moral du mois de janvier s'en est ressenti, j'ai donc décidé de trouver les points positifs de ce qui m'a paru négatif en ce début d'année.

le mélanome découvert à ma mère, et l'amputation de la phalange qu'il a fallu lui faire 
Point positif: elle a eu la chance de tomber sur un médecin vraiment soucieux de ses patients dans le métro, elle a été prise à temps, et tous les examens complémentaires sont normaux, ouf!


le stage de nuit de Mr Souris, 15 jours à se croiser en vitesse le matin (le temps de se passer les clés de la voiture), pas de soirée tranquille en amoureux, week-ends compliqués et fatiguants....
Points positifs: * les enfants sont ravis de ne plus aller au centre le matin et le soir, ils voient plus leur père et sont moins fatigués * je n'ai plus les devoirs à faire le soir * on ne roule plus qu'avec une seule voiture, le matin je n'ai donc pas besoin de gratter le pare-brise!


la grippe de Mr Souris, pile pendant la 2ème semaine de son stage, ce qui la repousse à cette semaine, et qui m'a valu une semaine avec 3 enfants à la maison (Mr Souris est vraiment très pénible quand il est malade...)
Point positif: pour l'instant je n'ai pas attrapé et les enfants non plus, et ce n'est pas tombé pendant les vacances ;-)


mes petits soucis au boulot: manque de motivation, pas de visibilité sur l'avenir, plus d'équipe
Point positif: j'ai un boulot, ce qui en ce moment n'est pas donné à tout le monde, et je me dis que je finirais bien par avoir un projet intéressant et motivant ;-)

  J'ai l'impression en ce moment d'être devenue la bonne à tout faire de la maison (bon, c'était déjà un peu le cas avant), mais que c'est totalement normal pour tout le reste de la Souricière
Point positif: En mère indigne, j'ai décidé d'associer mes Souriceaux aux tâches ménagères, et ils ont plié tous leurs sous-vêtements hier (en plus ils étaient super fiers!). Quant à Mr Souris, il a fait samedi de lui-même et pour la première fois depuis bien longtemps une lessive autre que celle de ses affaires de vélo!

Et puis il y a les petits bonheurs à collecter, qui améliorent mon moral: * les enfants qui grandissent et nous laissent un peu de temps à nous * les voir jouer ensemble et s'inventer des histoires (même si ça finit souvent en bagarre!) * les parties de Uno en famille * les crêpes de la Chandeleur * Les rayons de soleil du week-end * les vacances qui approchent ...