vendredi 9 juin 2017

Lecture jeunesse: les enquêtes d'Alfred et Agatha, tomes 3 et 4

Je vous avais déjà parlé ici des Enquêtes d'Alfred et Agatha, que j'avais beaucoup apprécié, de même que Mlle Souricette.

Nous lui avons donc acheté la suite des aventures de ces deux jeunes détectives, qu'elle a dévorés à toute vitesse, comme moi.

Tome 3 - Résumé: Agatha reçoit un mystérieux paquet par la poste avec une lettre de son oncle qui lui recommande de veiller sur ce colis avec interdiction de l'ouvrir. Le lendemain, elle reçoit des instructions: elle doit remettre le précieux paquet à un inconnu. Mais on le lui vole. Avec Alfred, son fidèle complice, ils se lancent à la poursuite de l'homme, à leurs risques et péril.

Dans cet épisode, Alfred et Agatha vont rencontrer Thomas Edison, s'intéresser au cinéma qui se développe, et bien sûr essayer de retrouver la boite mystérieuse déçue par Agatha et qui lui a été dérobée. L'intrigue est bien ficelée, Alfred et Agatha bénéficie dans ce tome de l'aide d'une autre fillette, ce qui crée un peu de jalousie chez Agatha!
On fait aussi la connaissance de son oncle qui lui a offert Snouty Jones, la petite chienne qui participe activement à toutes leurs aventures.


Tome 4 - Résumé: Hercule, le majordome de la famille d'Agatha, est inquiet: sa sœur Emma, une actrice vivant à New York, est tombée mystérieusement malade. Alfred et Agatha décident de l'accompagner à son chevet, aux Etats-Unis. Bientôt, un autre membre de la troupe de théâtre d'Emma semble atteint du même virus. Comme la jeune femme, il a été retrouvé inanimé devant un piano.

Cette fois-ci c'est en Amérique que nos deux jeunes héros vont mener l'enquête. Le roman aborde le voyage transatlantique, la différence de traitement à l'arrivée en fonction du rang social des passages, et  le débarquement à Ellis Island des passagers des niveaux inférieurs, mais on y découvre aussi Groucho, Harpo et Chico Marx, ainsi que Sarah Bernhardt!
Encore une fois Ana Campoy nous emmène dans une intrigue totalement imaginaire, mais parfaitement réaliste, nous plongeant dans l'univers du spectacle, de ses rivalités...

Ces deux tomes ont confirmé la bonne impression que j'avais eu à la lecture des deux premiers. Totalement accessible aux jeunes lecteurs, ces romans policiers adaptés à un jeune public sont à conseiller pour tous les amateurs d'enquêtes!

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Ceci est ma participation à la lecture commune "Albums jeunesse ou littérature jeunesse" pour le mois anglais 2017

lundi 5 juin 2017

Lecture: Le charmant cottage d'Amelia


J'avais noté la recommandation d'Icath en ce démarrage du mois anglais pour "La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane", que je n'ai malheureusement pas trouvé à la bibliothèque, mais j'ai trouvé un autre roman du même auteur que j'ai donc emprunté sans hésitation.

Résumé: Alors qu'elle s'apprête à fêter ses 30 ans, Amelia retrouve dans un tiroir une liste de souhaits qu'elle s'était promis de réaliser. Parmi ces voeux figure en bonne place: "Vivre à la campagne, dans un cottage".... Le quotidien d'Amelia est pourtant bien différent: elle occupe avec son mari Jack un minuscule appartement à Londres, quelques mètres carrés où elle se sent étouffer à petit feu. Bien décidée à concrétiser son rêve, la jeune femme se lance avec enthousiasme à la recherche d'un cottage où s'installer. Limité par un budget serré, le coupe opte finalement pour une vieille bâtisse pleine de charme, mais nécessitant d'être rénovée de fond en comble. Lorsqu'elle pose ses valises dans sa nouvelle demeure, Amelia est loin de se douter de l'ampleur des travaux à mener. Elle ignore aussi combien ce déménagement va bouleverser profondément sa vie familiale et sentimentale. De surprises en rebondissements, le cottage sera-t-il finalement prêt pour Noël?

Je dois encore être conditionnée par les lectures bébé que j'achetais pour mes enfants, mais c'est ce à quoi m'ont fait penser les titres des romans de cet auteur, associant à un objet/lieu un prénom (on dirait la voiture d'Arthur ou le camion de Léon :-)). 

Cela dit bien sûr ce roman n'a rien à voir avec les livres pour bébés auxquels il me fait penser. Comme Icath le dit pour le roman qu'elle a lu, rien de transcendant dans cette lecture, mais un bon roman plein de bons sentiments et pas compliqué à lire, parfait pour la plage ou un vrai moment de détente.

On fait ici la connaissance d'Amelia, jeune londonienne presque trentenaire, professeur de lettres, mariée depuis 2 ans, et qui, après avoir retrouvé une liste de souhaits à réaliser avant ses trente ans, se lance avec son mari dans l'achat d'un cottage dans la campagne anglaise.
Bien sûr rien ne se passe comme prévu, la maison est dans un état catastrophique, et Amelia manque de laisser son couple dans les travaux de rénovation.

Ce roman est facile à lire, mais il aborde quand même des sujets non anodins dans la vie d'un couple: l'achat d'un logement, la rénovation d'une maison et ses conséquences sur le couple, ainsi que le désir d'enfant, et plus particulièrement l'impact que peut avoir le désir de l'un si l'autre n'est pas en accord avec cette envie.
Pas d'illusions à avoir cependant, on n'a pas ici un roman psychologique analysant des thèmes de société, ces sujets servent à l'intrigue de cette histoire sans rentrer dans le détail. Mais ils nous renvoient malgré tout à des problématiques qui sont courantes dans notre société.

J'ai beaucoup aimé la description de ce qu'Amelia projette et fait de cette maison, peut-être parce que je suis totalement incapable de faire ce genre de choses (ce qui nous a conduit à acheter une maison dans laquelle nous nous projetions dans difficultés, avec peu de travaux à faire, et en tout cas pas de grosses modifications). Moi qui adore rêver devant les émissions de déco, je me suis sentie à l'aise dans ce roman. 
Par contre on n'a finalement pas beaucoup d'informations sur l'impact du départ de ce couple londonien vers la campagne, à part la problématique du temps de trajet....

En filigrane, on découvre l'histoire d'Eleanor, l'ancienne propriétaire du fameux cottage, au fil des découvertes que fait Amelia en rénovant la maison. C'est dommage que cette histoire ne soit pas plus développée, elle donne un côté un peu mystérieux et attirant à ce cottage qui n'est pas assez utilisé à mon sens.

Ce roman est parfait pour la plage, pour un moment de lecture sans prise de tête, où tout est bien qui finit bien, et qui donne envie d'aller investir dans un petit village anglais!


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Participation à la lecture commune "Campagne Anglaise" dans le cadre du mois anglais 2017 

jeudi 1 juin 2017

Lecture: L'étrangleur de Cater Street


Pour démarrer ce mois anglais 2017, j'ai décidé de (enfin) lire le début des aventures de Thomas et Charlotte Pitt. J'avais découvert la série plutôt par la fin, avec "La disparue d'Angel Court" et "Bryanston Mews", dans lesquels Thomas et Charlotte sont parents, où Thomas a un poste à responsabilités... J'avais envie de commencer du début, pour comprendre un peu l'histoire de ces 2 personnages, même si chaque roman peut se lire indépendamment, les enquêtes n'étant pas liées.

Résumé: Suffragette avant l'heure, l'indomptable Charlotte Ellison contrarie les code et manières victoriens et refuse de se laisser prendre aux badinages des jeunes filles de bonne famille et au rituel du tea o'clock. Revendiquant son droit à la curiosité, elle parcourt avec intérêt les colonnes interdites des journaux dans lesquels s'étalent les faits divers les plus sordides. Aussi bien le Londres des années 1880 n'a-t-il rien à envier à notre fin de siècle: le danger est partout au coin de la rue et les femmes en sont souvent la proie. Dans cette nouvelle série "victorienne", la téméraire Charlotte n'hésite pas à se lancer dans les enquêtes les plus périlleuses pour venir au secours du très séduisant inspecteur Thomas Pitt de Scotland Yard.

Le premier tome de cette série met en scène la rencontre de nos 2 héros, au cours d'une enquête pour des meurtres qui touchent le quartier dans lequel vit Charlotte, jeune fille de bonne famille.
Pas de toile de fond historique dans ce roman, Thomas étant simple inspecteur, on n'a pas comme dans les derniers la vision sur le monde que lui donnera son travail par la suite.

L'enquête d'abord: des jeunes filles sont retrouvées étranglées et mutilées dans la rue, et si la première peut sembler un meurtre au hasard, à partir de la seconde la police se met à la recherche d'un tueur en série. Bien menée, même si j'avais des doutes sur le coupable bien avant la fin, elle est très centrée sur Charlotte: ce n'est pas elle qui mène l'enquête, mais on suit beaucoup de ses réflexions, de ses questionnements....
Plus qu'une simple enquête, le roman nous parle de la condition de la femme, de ce que doit et ne doit pas faire une jeune fille de bonne famille, avec les différentes générations (la grand-mère paternelle de Charlotte, sa tante veuve, sa mère, ses soeurs), les jugements portés sur les jeunes filles assassinées, dont ce ne peut qu'être la faute de par leur comportement, de ce qui peut conditionner un bon mariage..... Charlotte détonne dans son milieu, elle est trop franche, trop intelligente, mais pas assez manipulatrice pour le cacher, comme sa soeur Emily le fait si bien. Cela réduit ses chances de trouver un mari dans la bonne société, et lui permet aussi de braver les conventions sociales pour épouser un simple policier, plus bas dans l'échelle sociale qu'un majordome!
Anne Perry évoque aussi la différence de traitement entre les hommes et les femmes, pour qui on ne tolère pas les mêmes écarts, mais aussi la notion d'amour dans cette époque où bien souvent les mariages étaient de convenance...

J'ai beaucoup apprécié ce premier tome, et entamé avec plaisir le suivant, j'ai hâte de découvrir la suite des aventures de ce couple atypique et attachant!

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Première participation au mois anglais 2017



jeudi 11 mai 2017

Le mois Anglais Saison 6!


Juin approche, et avec lui l'été le mois anglais, organisé par Lou et Cryssilda.

Cette année pas de liste planifiée avec mes lectures, je suis trop à la bourre pour ça, mais comment résister à l'appel des découvertes de ce mois outre-Manche!

J'ai déjà "Agatha Raisin" et "Alfred et Agatha" à chroniquer, et ensuite on verra bien en fonction de mon planning et de mes envies!

Vivement juin!




dimanche 19 mars 2017

Lecture: Les mots entre mes mains


Presque 2 mois que j'ai délaissé mon blog. Deux mois sans écrire, pas le temps, pas le coeur, trop de choses à gérer par ailleurs, et beaucoup de lectures "faciles", beaucoup de romans policiers (Franck Thilliez et son univers si étrange et si sombre en particulier, ou Jean-Christophe Grangé, même si je ne suis pas sure que ça ait eu un effet positif sur mon moral..), et aussi quelques déceptions qui ne m'ont même pas donné envie de vous en parler.....

Et puis il y a eu ce roman, découvert à la bibliothèque, que j'ai eu envie de vous faire connaître.

Résumé: Helena Jans van der Strom n'est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l'esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d'ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir?

Ce roman m'a fait penser à "La jeune fille à la Perle", dans la Hollande du XVIIe, la rencontre d'une jeune servante avec un génie de l'époque. Mais dans le cas de ce premier roman, Guinevere Glasfurd se base sur une relation réelle entre le célèbre philosophe français et une jeune hollandaise, qui se son rencontrés avant la publication du "Dicours de la Méthode".

Helena est un femme extraordinaire: elle sait lire et écrire, extrêmement rare pour les femmes à cette époque. Elle a appris seule, alors que son frère bénéficiant du droit d'aller à l'école avait refusé de lui faire partager ses apprentissages :"Le jour où Thomas a refusé de me montré celle qu'on lui avait apprises à l'école, je l'avais supplié, je m'étais pendue à son bras, à sa jambe, et pour finir au pan de sa chemise jusqu'à ce qu'il se déchire; il m'avait menacée, le poing serré. Cela ne m'avait pas découragée. Le soir, j'avais dessiné un "H" sur ma main dans le noir." Et cette volonté de progresser, d'apprendre ne la quittera jamais: d'abord chez Mr Sergeant, où elle va apprendre à utiliser seule une plume, puis avec Descartes, aux côtés duquel elle va découvrir les mathématiques, les sciences, au travers de leurs échanges.
Ce savoir, elle veut aussi le faire partager: elle va enseigner à une de ses amies à lire et à écrire, et se fixe comme objectif que sa fille soit instruite, quitte à devoir la laisser partir loin d'elle.

Cette envie d'apprendre va la conduire malgré elle à l'amour, sa relation avec Descartes évolue et d'apprentissage devient intime. Mais sa vie bascule alors, elle tombe enceinte, mais Descartes ne peut assumer publiquement leur histoire. Il tient cependant à ce qu'elle garde l'enfant, lui trouve un lieu où vivre sa grossesse, lui assure la subsistance. Mais il n'est pas là pour elle, et c'est elle qui devra affronter seule le regard des autres qui la jugent, dans une époque où les filles-mères étaient considérées comme des filles perdues. Même quand ils vivront ensembles, rien ne sera clairement affiché, pour ne pas nuire à la réputation de Descartes....

Si Helena est un personnage très attachant, je suis plus mitigée quant à Descartes: on aurait pu attendre d'un philosophe remettant en question le monde qu'il bouscule les convenances et affiche sa relation, mais il est partagé, et tout en refusant de se séparer d'Helena et de leur fille, il la cache, pour se protéger. Par contre j'ai aimé l'éclairage que donne le roman à ce grand homme: on le découvre dans son quotidien, les questions qu'il se pose, ses recherches, ses dissections, profondément humain.

Autour de ces deux personnages clés gravitent de nombreux autres protagonistes, parfaits représentants de leur époque, qui illustrent les conventions sociales, la place qui est attribuée à la femme dans la société, les préjugés.... Entre Limousin, le valet de Descartes, qui rejette Helena et tente de pousser son maître à le faire, la mère d'Helena qui rejette sa fille, allant jusqu'à fuir sa maison tant que sa fille y est, ou son frère déserteur qui la juge, rien n'est épargné à Helena qui va devoir se battre contre tous pour offrir à sa fille une vie heureuse.

J'ai été emportée par ce roman, plongée dans l'Amsterdam du XVIIe, comme dans un tableau de Vermeer dont j'ai retrouvé les ambiances dans les descriptions des intérieurs, le bureau de Mr Sergeant et sa chambre, les cartes chez les Veldman....

Ce premier roman est une belle découverte!

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Ce roman me permet une nouvelle participation à "A year in England"!

samedi 21 janvier 2017

Lecture: rattrapage de ma rentrée littéraire

La fin de l'année 2016 a été très compliquée pour moi, je n'ai pas eu ni le temps ni le courage de chroniquer les livres lus fin novembre, et je ne vous parle pas des billets dans mes brouillons qui attendent que je les écrive....

Je vais donc rattraper un peu le temps perdu avec 3 chroniques en une, je m'en excuse, d'autant que ma mémoire flanche un peu sur ces lectures découvertes juste avant l'accident de mon père qui a bouleversé notre mois de décembre.

La jeune fille et la guerre (Sara Novic)
Résumé: Ana mène une existence heureuse à Zagreb avec ses parents, sa petite sœur Rahela et son meilleur ami Luka lorsque la guerre avec les Serbes éclate. Bientôt, ce sont les premiers raids aériens, la peur au quotidien, l'afflux de réfugiés. Mais le pire reste à venir: au cours d'une expédition en Bosnie pour tente de faire signer Rahela, Ana et ses parents tombent dans une embuscade. Seule survivante, Ana va apprendre le maniement des armes dans un village rebelle avant de quitter le paus et de trouver refuge aux Etats-Unis.
En Amérique, Ana tente de reconstruire sa vie et de tirer un trait sur le passé. Mais devenue jeune femme, et alors que la guerre fait de nouveau irruption dans son pays d'adoption avec le 11-septembre, elle découvre qu'il faut parfois se confronter à ses démons pour reprendre le cours de son existence.

Ce livre m'a interpelé parce que ma belle-soeur est croate, d'un père serbe et d'une mère croate, et que cette guerre elle l'a vécu, et de ce que j'ai compris (c'est difficile de poser des questions de but en blanc sur une partie sombre de son histoire), ils ont dû fuir en Italie, la guerre a divisé leur famille....
L'héroïne de ce roman est une petite fille comme elle, quasiment du même âge, qui mène une vie heureuse entre sa famille et ses amis dans Zagreb ravagée par la guerre. Mais la maladie de sa soeur les contraint à sortir du pays pour l'emmener se faire soigner, et la vie d'Ana bascule. Ses parents meurent à côté d'elle, tout en tentant de la protéger, elle se retrouve seule et va devenir un enfant soldat, prenant les armes pour défendre le village qui l'a recueillie.
Adoptée avec sa soeur aux Etats-Unis, Ana enfouit son histoire, la dissimulant même à son petit ami, jusqu'à ce que son témoignage au Nations Unies la pousse à retourner en Croatie sur les traces de son passé.
Pour son premier roman, Sara Novic nous offre une histoire émouvante, mais aussi un rappel que les enfants soldats n'existent pas qu'à l'autre bout du monde, qu'à notre porte il n'y a pas si longtemps des enfants comme nous ont vu leur pays basculer dans l'horreur, et qu'ils ont dû affronter ce qu'on ne souhaite à aucun enfant dans le monde! Une belle découverte!



Des hommes de peu de foi (Nickolas Butler)
Résumé: Nelson a 13 ans en 1962 et passe l'été avec son père dans le Wisconsin, dans un camp scout dont il est le clairon. Cette histoire raconte le tournant qu'a été pour lui cet été-là et le suit dans différentes étapes de sa vie, notamment en 1996 et en 2019, et évoque les difficultés de l'âge adulte, d'être un bon père, un bon mari, un patriote...

Après "Retour à Little Wing", j'étais impatiente de découvrir le nouveau roman de Nickolas Butler, d'autant qu'Eva en a fait une critique qui m'a donné envie de le lire. Je dois avouer que je suis mitigée sur cette lecture. Je n'ai pas réussi à accrocher avec les personnages, et camp scout à l'américaine ne me parle pas, je ne me suis pas sentie emportée. Pourtant l'idée de ces trois générations avec leurs valeurs, leurs faiblesses est intéressante, mais je n'ai pas accroché. Je vous encourage à aller lire le billet d'Eva qui est bien plus argumenté que le mien, et donne une opinion plus positive de ce roman à côté duquel je suis passée.


The girls (Emma Cline)
Résumé: Nord de la Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Fille unique et mal dans sa peau, elle n'a que Connie, son amie d'enfance. Lorsqu'une dispute les sépare au début de l'été, Evie se tourne vers un groupe de filles dont a liberté, les tenues débraillées et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, l'aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d'une secte et de son leader charismatique, Russel. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s'y faire accepter. Tandis qu'elle passe de moins en moins de temps chez sa mère et que son obsession pour Suzanne va en grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable. Dense et rythmé, le premier roman d'Emma Cline est saisissant de perspicacité psychologique. Raconté par une Evie adulte mais toujours cabossée, il est un portrait remarquable des filles comme des femmes qu'elles deviennent.

Encore une lecture sur les recommandations d'Eva, pour qui ce roman a été un coup de coeur. Si ce n'est pas le cas pour moi, cette lecture a été une très belle découverte. Evie adulte revient sur ce qu'elle a vécu adolescente. Parents séparés, perte de repère, Evie est attirée par un groupe de jeunes filles qui vivent sans contraintes, dans une communauté dirigée par un "gourou". Mais plus que Russel, ce gourou, c'est Suzanne qui attire Evie. Celle-ci s'intègre progressivement dans le groupe tout en conservant un semblant d'existence normale en continuant de vivre chez sa mère. J'ai beaucoup aimé l'ambiguité des sentiments et relations de Suzanne et Evie, mélange d'amour, de jalousie. On peut se demander si l'exclusion d'Evie des évènements dramatiques qui scellèrent le destin de Suzanne sont dus à de la jalousie, un besoin de contrôle ou un besoin de protection de la part de Suzanne vis-à-vis d'Evie. Dans ce roman on voit comment une jeune fille perdue peut être embarquée par une secte: Evie n'a plus de repères, elle est animée par un esprit de rébellion qui la conduit à suivre une voie dangereuse, à laquelle elle n'échappera que par hasard et par chance, et qui la poursuivra toute sa vie.
Là encore, une jolie découverte de la rentrée littéraire!

lundi 9 janvier 2017

2017!


Après une longue absence forcée par des problèmes familiaux, c'est avec plaisir et une sérénité retrouvée que je retrouve mon clavier et le chemin de ces pages.

Je vous souhaite une très belle année 2017, pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers. Qu'elle soit remplie d'amour, d'amitié, de famille, de solidarité et de partage, de bonheur, de santé, et de tout ce que vous souhaitez!